CINEMA-”Avatar”: plongée en immersion totale au coeur de la planète Pandora

Publié le 14 décembre 2009 par Adel Miliani


Tout le monde en parle. Du coup, on n’a presque plus envie d’en parler…

L’idéal serait d’habiter une autre planète, sans journaux ni photos, sans télévision ni interviews, sans publicité ni bandes-annonces. L’idéal serait de préserver le secret, de laisser place à la curiosité. Alors l’effet de surprise serait immense face à la beauté renversante de ce nouveau monde, imaginé par James Cameron.

Seulement nous sommes toujours sur la planète Terre. Et promotion oblige: la surprise est gâchée. On vous a déjà dévoilé des images de Pandora, cette incroyable planète tropicale aux arbres millénaires et aux montagnes flottantes. Vous connaissez déjà les Na’vis, ces immenses extraterrestres à la peau bleutée, en parfaite communion avec leur habitat naturel. Même l’intrigue vous a été expliquée en détails par cette bande-annonce affligeante qui tourne en boucle dans les cinémas. Bref, vous êtes épuisé par le “buzz” ambiant; vous n’avez même plus envie d’y aller; vous le verrez plus tard, chez vous, en DVD. Et là on vous dit: NON!

Il y a des films qui ne se passent pas de la magie d’une véritable salle de cinéma. “Avatar” (sortie mercredi dans les salles en France) est de ceux-là. Tourné en caméra virtuelle, avec une vaste palette de nouvelles technologies numériques et 3D, le dernier film de James Cameron vous propulse en pleine jungle, aux côtés des Avatars et des Na’vis. Vous y êtes. Pas les acteurs, pas les personnages, mais VOUS. Et là, le plus blasé des cinéphiles vous le dira: c’est tout simplement génial.

An 2154, aux abords de la planète Pandora, une lune dotée d’un environnement quasi semblable à notre planète. Nous sommes à 4,4 années-lumière de la Terre, dans le système d’étoiles Alpha Centauri, le plus proche du système solaire. Ancien des Marines, Jake Sully (Sam Worthington) est paralysé des jambes, immobilisé dans une chaise roulante. Au décès de son frère jumeau, Jake a été recruté pour le remplacer dans le programme “Avatar” sur Pandora.

Depuis trente ans, de puissants groupes industriels y exploitent un minerai rarissime: l’unobtanium, indispensable pour résoudre la crise énergétique qui fait rage au XXIIe siècle. Comme l’atmosphère de Pandora est toxique, pour l’homme, les scientifiques ont créé des avatars, des hybrides génétiques crées du croisement de l’ADN humain avec celui des Na’vis, peuple autochtone de Pandora.

Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. Formé par des scientifiques comme le Dr Grace Augustine (Sigourney Weaver), téléguidés par des militaires comme le colonel Miles Quaritch (Stephen Lang), il part en mission d’infiltration auprès des Na’vis, devenus un obstacle gênant à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout change lorsqu’il rencontre Neytiri, la princesse Na’vi qui lui sauve la vie.

Quinze ans déjà que James Cameron rêvait de Pandora. A l’époque, les moyens techniques étaient insuffisants. Puis en 2005, après les avancées majeures concrétisées par Peter Jackson (“Le seigneur des anneaux”, “King Kong”) et son studios d’animation WETA, le cinéaste de “Titanic” reprend son projet intitulé “Avatar”.

Quatre ans plus tard, le résultat s’avère prodigieux: une superproduction de science-fiction, portée par une technologie de pointe, la “performance capture” et celle de la caméra virtuelle. Résultat: une chaise roulante s’approche d’un immense bulldozer; vous avez envie de hurler “Attention!”. L’avatar de Jake découvre la faune et la flore de Pandora: marchant à ses côtés, vous ouvrez grand les yeux, avec une folle envie de toucher, sauter, voler dans cet univers tropical et coloré.

“J’ai toujours rêvé de créer un film tel que celui-ci, qui se déroule dans un monde autre que le nôtre, un monde d’une merveilleuse beauté recelant de terribles dangers”, confie James Cameron. “C’est une envie qui me vient de mon enfance, quand je lisais des ‘pulps’ de science-fiction et des bandes dessinées”.

Après “Aliens, le retour”, “Terminator”, “Titanic” ou “Abyss”, James Cameron a enfin concrétisé cette envie: de son propre aveu, le film le plus difficile qu’il ait jamais réalisé. A elle seule, la performance mérite le déplacement. Une fois installé face au grand écran, les lunettes 3D vissées sur le nez, les 2h41 minutes de film s’envoleront en une fraction de seconde.

Alors pas question de jouer aux cyniques. Courrez voir le dernier gros blockbuster pop corn à la sauce écologique bien-pensante. Vous serez surpris. Seul bémol: la musique, forte, présente, ultra-hollywoodienne: mélange de sons aux inspirations africaines et de pop mollassonne à l’américaine. C’est dur, mais que serait “Titanic” sans Céline Dion? AP


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