Raghu Rai

Publié le 14 décembre 2009 par Olivia1972

Raghu Rai est LE grand photographe indien !
Né en 1942 dans un village aujourd’hui situé au Pakistan. Il obtient un diplôme d’ingénieur civil mais s’oriente en 1965 vers la photographie, comme l’un de ses frères, et au regret de son père.

Il rejoint le journal « The Statesman » de Delhi comme photographe en cehf. E, 1971 il expose à Paris et est remarqué par Henri Cartier-Bresson qui lui proposera en 1977 de rejoindre l’agence Magnum. Il travaillera ensuite pour « India Today ».

Il s’intéresse à tout ce qui est social, politique ou économique et publie plusieurs livres sur les thèmes suivants : Delhi, Calcutta, Mère Theresa, les Sikhs, le Tibet en exil, le Taj Mahal. Ses photos connaissent un immense succès et sont publiées par de prestigieux magazines : The New-York Times, GEO, the Sunday Times, Newsweek, The New-Yorker, Vogue, Marie Claire.

Il fera une exposition et un livre sur la catastrophe de Bhopal (1984) et collaborera avec Greenpeace.

Il est considéré comme celui qui a introduit l’esthétisme dans le photo-journalisme indien.


Raghu a bien connu Mère Theresa et il a raconté en 2007 quelques souvenirs : « Un jour alors que j’étais avec Mère Theresa, un banquier suisse arriva et lui dit : J’ai beaucoup d’argent et je voudrais vous aider pour construire des maisons de retraite. Mère Thèresa l’écouta patiemment et répondit : les gens de mon pays me donne ce qu’il me faut, peut-être devriez-vous aider les gens de votre pays ». Je n’aijamais été aussi fier d’une déclaration faite par un indien. En 1971, Mère Thérésa me demanda de venir le jour suivant parce que c’était Pâques. J’étais abasourdi et je lui répondis que je n’avais jamais vu Dieu, mais seulement dans ses yeux. Mère Théresa me dit que je pouvais venir mais que une fois assis je ne devrais pas bouger. Pendant la prière, son visage irradiait et je me suis déplacé pour la photographier. Je me suis senti gêné et après la prière je lui en ai demandé pardon. Elle me dit alors : Votre boulot est de photographier, alors il faut que vous le fassiez bien."



Pendant les vingt premières années de sa carrière, Raghu Rai a travaillé exclusivement en noir et blanc. Ce n'est que dans les années 1980 qu'il s'essaie à la photographie en couleur. Il s'y adonne avec autant d'aisance et marque le public avec un style qui met en avant les formes et la lumière.

Raghu Rai est-il un monument, est-il un dieu de la photo ? Peut-être. Raghu Rai est indien. C'est un homme sage plutôt, qu'une flamme d'allégresse habiterait encore,  habité par l'acte de photographier. Entre la danse et la méditation. Peut-être un peu des deux, l'une amenant à l'autre. Il avoue d'ailleurs qu'il lui prend souvent l'envie de danser autour de son sujet ! Mais c'est pour ajouter que regarder à travers un appareil photo vous fait atteindre une certaine concentration.
«Dans ces moments-là, on peut scruter et découvrir l'invisible, l'inconnu... C'est un apprentissage du moi et du monde.»

Il ajoute : «Le désir, à la fin de ces moments de plénitude, est de se libérer en se coupant des besoins et des demandes, des émotions et des stimulations auxquelles nous réagissons si fortement... Tout ce que vous êtes dans ces moments-là est reflété dans votre travail...»

Alors à quoi est consacré le fabuleux travail de Raghu Rai ? A sa muse. A son pays, l'Inde... «L'Inde est pour moi le monde entier, un océan de vie : agitée jour et nuit. Elle n'est jamais pareille au même endroit ; le nécessaire et l'accessoire se séparent pour se fondre de nouveau.»

Les photos prises par Ragh Rai appartenant à l'agence Magnum, il ne nous est pas possible d'en publier sur ce site ; nous vous invitons à aller sur le site suivant :

http://www.magnumphotos.com/Archive/C.aspx?VP3=ViewBox_VPage&VBID=2K1HZOM36RJDZ&CT=Search&DT=image