Ca ne finira jamais?

Publié le 16 décembre 2009 par Innommables

Cher lecteur,

Laisse-moi me confesser deux minutes, tu veux?
Urbi et Orbi, De profundis Morpionibus
et tout le toutim, là, maintenant, tout de suite, de toi à moi, mon chéri.

Nonobstant l'absence prolongée de connexion internet (ma femme me comparait alors à une héroïnomane en pleine crise de manque et menaçait de me quitter pour une ermite aphasique installée au sommet du Kanchenjunga depuis la fin de la Guerre de Cent Ans), ne crois pas que le sort du plus Suisse des bouffeurs de frites ait malencontreusement échappé à mon oreille de larynx.

Johnny Hallyday, agonisant?
Réduit à l'état de légume atone, ses cordes vocales définitivement brisées par l'abus de cocaïne, de whisky et de chansons du niveau culturel d'une mauvaise histoire de cul racontée par Sim?

Je jubilais.
J'exultais.
Je bichais presque davantage que le jour où Dieudonné a cassé sa pipe (ah non, merde, on me signale en coulisse que Dieudonné, tout comme Jean-Marie Le Pen, est bien vivant et prépare activement la prochaine fête des Bleu-Blanc-Rouge en compagnie de l'abbé Laguérie).

Hélas, lecteur, hélas.
Trois fois hélas.

Comme me l'a cyniquement fait remarquer mon frère, goguenard et cynique comme une péripatéticienne est-allemande au milieu d'un groupe de hussards avinés mais encore robustes, on a malheureusement tous quelque chose en nous de Tennessee (personnellement je ne me lasse pas de La chatte sur un toit brûlant, rapport à l'intrigue et non pas au titre, vil pervers que tu es), et du coup ce n'est évidemment pas demain la veille que la momie nationale ira casser sa pipe pour le plus grand bien de l'humanité.

Et en parlant de mon frère, qui a décidé de prendre quelques vacances, réjouis-toi, lecteur, car ce plumitif hystérique a plus d'un tour dans son sac. J'en veux pour preuve le petit crobard qu'il te propose aujourd'hui dans ces pages.

Johnny n'est pas encore mort, ce qui me désole, mais Grand Corleone non plus, ce qui me console.