Un sommet alternatif sur le climat en Bolivie pour avril 2010

Publié le 06 janvier 2010 par Bioaddict @bioaddict


Le Président bolivien Evo Morales a annoncé mardi dernier l'organisation d'un sommet sur le changement climatique en Bolivie, du 20 au 22 avril prochain à Cochabamba. Ce sommet réunira des mouvements sociaux, des scientifiques, des peuples indigènes ainsi que des représentants de gouvernements. L'objectif est notamment de faire pression sur les pays industrialisés afin qu'ils reconnaissent leur "dette climatique" vis-à-vis des nations les plus pauvres.

La Bolivie, le Chili, l'Equateur, le Paraguay et le Pérou seraient les pays les plus durement affectés par les changements climatiques, avec des ressources en eau raréfiées, et jusqu'à 60 % des terres cultivables dégradées selon l'étude de la Cepal (Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes), présentée le 16 décembre 2009 lors de la Conférence sur le climat de Copenhague.

Selon cette commission, l'Amérique latine est en effet la plus touchée par le réchauffement climatique, avec 30 à 40 % de biodiversité de certains pays menacée d'ici 2100. Pourtant c'est une des régions émettant le moins de gaz à effet de serre.

Un sommet pour les " droits de la Terre-mère "

Le sommet alternatif prévu par Evo Morales, le Président bolivien, réunira des mouvements sociaux, des scientifiques, des peuples indigènes ainsi que des représentants politiques "qui veulent travailler avec leur peuple".

Lire notre article " Le combat contre le réchauffement climatique menace les peuples indigènes ".

La Bolivie accueillera une " conférence mondiale " sur le changement climatique et les droits de la Terre dont l'objectif est d' " analyser les causes structurelles du changement climatique" et de " proposer des mesures de fond pour le bien-être de l'humanité, en harmonie avec la nature ", selon les déclarations du Président à la presse.

Plusieurs points devront ressortir de cette conférence : un projet de Déclaration universelle des droits de la "Terre mère", un projet de "référendum mondial" sur un plan de lutte contre le changement climatique et la mise en place d'une "Cour internationale de justice climatique".