Les USA ont également des pasteurs rebelles…

Publié le 11 janvier 2010 par Philippejandrok

On a souvent critiqué, pointé du doigt l’Iran pour ses « fous de Dieu », prêts à sacrifier leur vie et celle de leurs enfants pour le seigneur et leur patrie, mais aux USA, le grand Satan, ennemi de l’Iran, les choses ne sont pas si différentes après tout.
N’oublions pas que l’on trouve sur les billets de banque américains la citation suivante, « in God we Trust ! » Pourtant le Christ lui même a banni l’argent et le trafic d’argent chez ses fidèles, à croire que l’argent est un Dieu plus puissant encore que la parole du seigneur Jésus Christ.
D’ailleurs, les évangélistes américains ont le vent en poupe depuis de nombreuses années déjà, tantôt géniaux affabulateurs, suppôts du Dieu dollars et des médias, tiroir caisse de Satan la main quand elle veut recevoir, les pasteurs s’enrichissent prodigieusement auprès des masses en délivrant des messages xénophobes pro « White America » pour certains, pro « Balck power » pour d’autres, soit, tout simplement humain pour la grande majorité d’entre eux, en tentant de respecter une vision des préceptes chrétiens d’amour et de partage.
Il est néanmoins effrayant de constater à quel point le nom de Dieu est pris en otage par des personne qui n’ont rien de religieux ou presque, à part le titre et la fonction et qui sont des hommes d’affaire avides de pouvoir et d’argent revêtus de la robe du Vatican en bénéficiant de sa bénédiction pour les catholiques et de celle de l’église Anglicane pour d’autres, et de celle de la Constitution Américaine pour les francs tireurs qui s’en sortent plutôt bien.
Le cas du pasteur Joe Wright, ancien confesseur du Président Obama est un homme à part qui n’a pas peur de parler de sujets qui contrarient et qui fâchent.
Il a été sollicité pour prononcer la prière d’ouverture de la session au Sénat du Kansas en février 2008, une prière qui n’a pas été du goût de tous les sénateurs, et pour cause :
Prière du Pasteur Joe Wright
Sénat du Kansas, février 2008

- Seigneur, nous venons vers toi aujourd’hui pour te demander pardon et pour te demander de nous guider.
Nous savons que ta Parole nous dit: «Malheur à ceux qui appellent bien ce qui est mal» et c’est exactement ce que nous avons fait.
Nous avons perdu notre équilibre spirituel et nous avons renversé nos valeurs.
Nous avons exploité le pauvre et nous appelons cela “La loterie”.
Nous avons récompensé la paresse et nous avons appelé cela “L’aide sociale”.
Nous avons tué nos enfants pas encore nés et nous avons appelé cela “Le libre choix”.
Nous avons abattu des avorteurs et nous avons appelé cela “La justice”.
Nous avons négligé de discipliner nos enfants et nous avons appelé cela “Développer leur estime de soi”.
Nous avons abusé du pouvoir et nous avons appelé cela “La politique”.
Nous avons convoité les biens de nos voisins et nous avons appelé cela “Avoir de l’ambition”.
Nous avons pollué les ondes radio et télé avec la grossièreté et la pornographie et nous avons appelé cela “Liberté d’expression.”
Nous avons ridiculisé les valeurs établies depuis longtemps par nos ancêtres et avons appelé cela “Les Lumières”.
Ô Dieu, sonde notre cœur; purifie-nous et libère-nous de nos péchés, amen!

Pour une fois qu’un pasteur investi par une véritable conscience chrétienne de l’égalité entre les hommes, prononce un discours d’importance dans un pays qui se berce d’une douce hypocrisie, celle de croire que tout ce que les américains font est formidable, cela fait du bien, il fallait que cela soit dit en Amérique, par un Américain.


Mais les dérives de la croyance existent également au pays de l’Oncle Sam, et nous verrons cela demain, dans la prochaine note, d’ici là, Vivons ensemble une époque formidable.