Les vacances de Gabriel Cohn-Bendit

Publié le 13 janvier 2010 par Lheretique

Je dois à Usbek qui a commenté mon billet (n°19) chez Marianne cette intéressantze biographie sur Gaby Cohn-Bendit, le donneur de leçons. Tous les faits incriminés se trouvent confirmés sur la page de Wikipedia. Il faut bien comprendre que l'individu qui trouve que les profs ont trop de vacances, est le même à avoir obtenu plus de dix années de détachement à voyager en Afrique...Le même à avoir pris parti pour le négationniste Faurisson et à avoir mis en doute les gazages à Auschwitz. Voilà quel est l'encombrant allié des Verts, à l'heure actuelle. Il y a eu de nombreux contacts entre lui et quelques militants MoDem de bonne foi, mais naïfs ; je crois qu'ils devraient surveiller leurs fréquentations...


«[...] Ancien de la « Vieille Taupe », comme son ami Pierre Guillaume, il a publiquement, à la fin des années 70, soutenu Faurisson, qui aurait bien dû s’en tenir à Rimbaud et à Lautréamont.. Gaby défend les positions négationnistes de Faurisson dans Libération et, plus tard, au cours du procès que la LICRA a intenté à ce même individu. Citation d’époque et de style de notre Gaby : « Ce que je me refuse à faire, y compris aux néo-nazis, je ne suis pas prêt à accepter qu'on le fasse à des hommes comme Rassinier ou Faurisson dont je sais qu'ils n'ont rien à voir avec eux, et le procès intenté à ce dernier me rappelle plus l'Inquisition qu'une lutte contre le retour du pire. » Air bien connu dont la paternité revient à Voltaire
Certes, vingt ans plus part, Gaby fera une petite amende aussi peu honorable que peu convaincante. Cela dit, Gaby n’a pas mal mené sa barque "professionnelle", réussissant surtout, dans ses fumeux projets d’« éducation altenative », à ne pas faire grand chose, tout en gagnant, de façon assez inattendue, les faveurs successives de nombre de ministres de l’éducation nationale pourtant fort différents, de gauche comme de droite,ce qui tend à prouver une souplesse d’échine idéologique qui lui permettait de se montrer à eux sous des jours propres à leur plaire. Cela ne laisse pas d’étonner quand on sait que ce furent successivement Monory, Lang, Ferry et pour finir Darcos ! Quel talent ce Gaby ! 
Toujours est-il que, dans les vingt dernières années de sa vie plus ou moins professionnelle, (surtout de 1987 à 1996, année où il a atteint l’âge officiel de la retraite, puisqu’il était, en principe du moins, professeur d’allemand), il fut toujours de ces enseignants qui ne sont pas devant des élèves, comme disait naguère Claude Allègre! 
Il se fait détacher, en effet, de ci de là, par les ministères successifs, de gauche comme de droite! En 1987-1998, le voilà au Burkina Faso où, comme chacun le sait, l’enseignement de l’allemand est la priorité absolue ; il est ensuite, et tour à tour, « détaché » ( ou « mis à disposition », car je ne connais naturellement pas le détail précis d’une vie administrative fort mouvante) dans l’une ou l’autre des diverses associations qu’il imagine à cette fin ; il se fait également confier des missions, aussi vagues que diverses, toujours dans le style UNESCO du genre : l’éducation pour tous, instituteurs aux pieds nus ou éducation pour tous en Afrique. N’y manque que la contruction des villes à la campagne chère à Alphonse Allais ! 
Gaby déclare depuis lors à qui veut l’entendre, à propos de l’Afrique, qu’il « est tombé amoureux du pays» (en fait, je ne suis pas tout à fait sûr que ce soit de l’Afrique elle-même mais passons…). Tout cela ne mange pas de pain, en tout cas pas le sien, puisque cela lui permet au contraire de le gagner, sans trop de mal et à sa fantaisie ! [...]
La bonne nouvelle est que Gaby a enfin trouvé sa voie, puisque, à l’occasion de sa mission officielle auprès de Blaise Compaoré (NDLR, un grand démocrate, c'est connu) , en décembre 2009, il a pu présenter à ce chef d'Etat sa demande de naturalisation comme citoyen burkinabé (Burkina Faso, faut-il le préciser pour ceux et celles qui ne le sauraient pas ou qui l’auraient oublié, veut dire « pays des hommes intègres »). 
Par le plus grand des hasards, juste avant de soumettre cette demande officielle, Gaby a démontré, une fois de plus, son attachement à la cause de l'enfance et du Burkina Faso, en offrant des béquilles à un jeune garçon burkinabé handicapé. Quand on pense qu’il y a eu, dans l’histoire, un roi qui a proposé son royaume pour un cheval, se procurer à la fois un brevet d’intégrité et la citoyenneté burkinabé pour une paire de béquilles, c’est une vraie affaire ! »