Abus de position dominante : un accord à l'amiable avec Amazon

Par Actualitté
En août 2008, le service BookLocker, qui propose de l'impression à la demande, avait intenté un procès à Amazon, pour violation des lois antitrust, en prétextant un abus de position dominante. À l'époque, BookSurge était encore un outil exclusif, et les éditeurs étaient tenus de passer par lui pour obtenir le service, sous peine de voir leurs ouvrages neufs déréférencés.

Alors que le procès était accepté, malgré Amazon, par la cour, finalement un accord à l'amiable a été trouvé entre les deux parties, dévoile Publishers Weekly. D'autant plus que BookSurge l'affreux a laissé place à CreateSpace le vaillant, alors forcément la donne change.
D'une part, Amazon a bien accepté de ne pas déréférencer les ouvrages vendus par le biais de BookLocker dans les étals d'Amazon, ni de supprimer le bouton Ajouter à mon panier au cas où les livres ne seraient pas imprimés via BookSurge. En outre, une somme de 300.000 $ a également été versée pour les frais d'avocats...
Pour Angela Hoy, de la société Booklocker, cette solution est acceptable. « Nous ne le faisons pas pour l'argent. On a réussi à faire comprendre que les efforts secrets d'Amazon visaient à contraindre les éditeurs de payer les services de BookSurge pour l'impression de leurs livres et que ce n'est pas ainsi qu'un entrepreneur censé doit agir. » Angela remercie aussi le public, ses amis, les éditeurs, etc., qui les ont soutenus durant cet affrontement.
On peut lire la suite de sa déclaration qui n'apporte pas grand-chose de plus, sur le site dédié.
Cependant, l'accord n'est pas clairissime sur les conditions dans lesquelles la vente de livres en impression à la demande se déroulera à l'avenir. Reste que BookLocker remporte une belle victoire, étant le seul à s'être opposé à Amazon dans cette histoire, et que personne n'avait eu le courage de se positionner contre le marchand, pour l'élaboration d'une action de groupe.