l'autre chemin

Par Plouf
Une boule m'est apparue,
on dirait un tubercule,
comme noyau de fleurs des champs
qui voulut se poser un instant,
et resta là sans réfléchir,
sans même songer à repartir...
D'autres viendront, les avatars,
les lève-tôt , les couche-tard,
tous ceux qui lisent mes exploits,
et celles qui m'apprécient (sourire)

Alors, au bout du chemin,
en quelques mois peut-être
une nuée de boules,
con, peut rendre maboule;
ces adénopathies
adénomégalies,
les boules de mes songes,
au parfum de mensonge,
porté sur ma civière,
d'autres le cul par terre,
de n'avoir rien compris,
de cette maladie,
quand des hématologues,
se taisent en omission,
pour ce fameux poison,
dans le grand catalogue,
des cancers homologues,
les cancers indolents,
eux qui se jouent du temps,
de danser te proposent,
tu pleures de ta prose,
tu demandes pardon,
et là tu te ravises,
oui hamdullah pour moi,
il faut que je le dise,
rien ne me fait plus peur,

de taire ces horreurs,
ce passé enfumé,
Marseille en pied de nez,
Nice est la plus belle,