Gainsbourg et le chat

Publié le 01 février 2010 par Fred Desbordes


Gainsbourg dans un snack-bar se fait verbal. Gainsbourg au hasard et là, le taiseux est pâle. L'amour en soi, comme une mélodie qui résonne. L'amour s'éreinte, que cet air fredonne. Au feu de la passion, aux armes citoyenne. Feu de joie sans compromission, brillantine et kérosène.

Gainsbourg dans le lecteur marque le tempo-compteur de ce beau Phénomène. Jouer aux silences plutôt qu'aux mots, saute-moutons ou chat perché, selon. Le félin caché dans l'escalier, à demi-découvert pour être trouvé, blotti sur le pas de la porte, toutes griffes dehors.

Gainsbourg dans le lecteur, j'apprend mes gammes de véto sur un radio-émetteur. Signes vitaux normaux, je perçois encore faiblement les battements de son coeur. Hypotermie, le chat a mal, le chat a peur. Il s'enfuit dès qu'on lui sourit.
Un jour j'ai trouvé un chat de gouttière, drôle de phénomène, et j'écoutais Gainsbourg.

Il a aimé, s'endormant ainsi sur les rêves bleus de mon oreiller.