1er mars : Une journée sans immigrés. Et derrière, des expulsés qui répètent : " Je ne comprends pas, ma vie est en france" #2

Publié le 19 février 2010 par Petistspavs

En ces temps étonnants de débat sur la national identity, de polémique ta race sur la burqa, de résurgence de la tuberculose (rassurez-vous, c'est en Seine-St-Denis, pas chez vous), de mort à 81 ans de Robert Pandraud, ancien bras droit de Pasqua (on se rappelle sa faconde : ministre de la sécurité en 1986, il avait déclaré en épitaphe à Malek Oussekine, assassiné par ses flics "voltigeurs", "Si j'avais un fils sous dyalise, je l'empêcherais de faire le con la nuit" et à propos de la grève de la faim de militants d'Action Directe : "C'est leur droit. On peut toujours faire des régimes d'amaigrissement"), en ces temps sévères où des écolières de 14 ans sont placées en garde à vue, où la jeune artiste chinoise Ko Siu Lan est censurée par l'École des Beaux-arts pour avoir exposé ce qui pouvait être considéré comme un détournement du slogan sarkozyste "travailler plus pour gagner plus", l'école estimant que cela pouvait porter "atteinte à la neutralité du service public"... En ces temps lourds  d'indigestion de Quick halal, j'avais envie d'une villégiature un peu loin, dans un pays exotique plein de soleil, plein de senteurs, plein de douceurs... Le Maroc, par exemple.

Comme je n'aime pas l'avion, ni le bateau, je vais demander à trois spécialistes du Maroc d'en parler : Hassan, Salima et Mohamed. Oui, trois jeunes gens qui ont récemment fait le voyage, gratuitement, aux frais de l'État français. Trois expulsés vers ce beau pays où les retraités français investissent dans la pierre, où la classe moyenne aime bronzer pour pas cher. Le Maroc oui.

Un seul problème, il est vrai, mineur : ils voudraient revenir en France, ils prétendent qu'ils sont ici chez eux. Trois voix, trois façons de dire :

«Je ne comprends pas, ma vie est en France»

Au moment où Besson prépare une loi "plus répressive" sur l’accueil des étrangers, Libération a rencontré au Maroc trois jeunes dont l’expulsion a interrompu le cursus scolaire. Touché par leurs récits, qui se croisent et s'embrassent entre incompréhension et désespoir, je les pique à Libé et vous les livre.
L'histoire de Hassan, 22 ans, expulsé en mars 2009 : pour lire, CLIQUER ICI
L'histoire de Salima, 18 ans, expulsée au début du mois : pour lire, CLIQUER ICI
L'histoire de Mohamed, 18 ans, expulsé le mois dernier : pour lire, CLIQUER ICI

Au fait, comme si les responsables de ces "éloignements" avaient, en plus, conscience de leur forfaiture et tentaient de se racheter, il semble que ces jeunes gens pourraient revenir vivre en France. Là, je fais intervenir un facteur toujours mesuré dans les politiques publiques, le coût. Je repasse la parole à Libé (je cite mes sources, moi, je ne m'appelle pas Morandini) :

20 970
C’est, en euros, selon un rapport du Sénat (2008), le coût moyen d’une expulsion, du centre d’hébergement au prix du vol aérien en passant par la mobilisation des effectifs de police.

Chers lecteurs, c'est avec votre argent (si vous avez la chance de payer des impôts) qu'on finance la campagne de l'UMP aux régionales.

Et n'oubliez pas, le 1er mars, c'est SANS NOUS.

Le site LA JOURNÉE SANS IMMIGRÉS, CLIQUER ICI.

A suivre...

---