Time (2007)

Par Eric Culnaert

Maladivement jalouse, une fille disparaît de sa propre volonté, se fait refaire le visage, et revient séduire son amant. Comme il succombe à ses charmes sans savoir que c’est elle, la voilà… jalouse d’elle-même, on l’aurait parié. Lorsqu’elle lui révèle la vérité, après avoir bien joué et s’être délectée de la situation – qu’un critique plus avisé, pourvu de davantage de vocabulaire que ton très humble et très obéissant serviteur, qualifierait certainement d’« ambiguë » –, il se venge en disparaissant à son tour pour se faire refaire à son tour (bis) le visage, puis lui fait savoir par quelqu’un d’autre qu’il n’est plus le même, mais qu’elle ne saura pas qui il est devenu, na-na-nèèèè-reu. Ce jeu de cache-cache en grandeur nature réussit à merveille, car la fille va désormais passer son temps à le chercher dans tous les hommes qu’elle croise. Ce qui la rend très malheureuse, comme on se doute. Mais enfin, à sadique, sadique et demi !

Une remarque en passant : tout au long du film, les personnages s’excusent, ne cessant de répéter qu’ils sont désolés. Cela m’a rappelé la blague de mon copain Didier Porte : peut-on être à la fois riche et de gauche ? Oui, à condition d’être désolé. Tu me vois donc, ô lecteur mon frère, désolé d’affirmer que ce film coréen, estimé « romantique » par certains (ils ignorent visiblement le sens de ce mot), m’a semblé plutôt désolant. Il n’empêche que cette idée de vengeance est intéressante, et je t’encourage fortement à la mettre en pratique. Tâche seulement de la rendre aussi amusante que Nip Tuck à la télé, et moins prévisible.

Voilà, tant pis pour les ceusses qui ont des étoiles dans les yeux devant ce truc sur Allocine.

Choisis ton arme et flingue la fin du film
  

éçôééééééà
éàééà