Beaucoup d'argent public pour un lycée privé !

Publié le 07 mars 2010 par Forrestgump54

Info: source Bakchich, a lire au complet sur ce support. A Sartrouville (78), le lycée privé Jean-Paul II a bénéficié des aides maximales du Plan Banlieue. Quand son voisin du public ne récupère que quelques chiches heures de tutorat.
À Sartrouville (78), une banlieue parisienne de classes moyennes, trône sur les bords de Seine, le lycée Jean-Paul II, un établissement catholique privé flambant neuf. De rares grandes résidences et le Château de Maisons-Laffitte cernent l’établissement, de part et d’autre de la Seine. A part ça, rien à l’horizon. La ligne de bus même s’arrête à quelques cinquantaines de mètres du bahut. Drôle d’endroit pour un lycée. Baies vitrées, lignes épurés, grilles semblables à celles d’un parking extérieur, les locaux eux-mêmes semblent illustrer quelque chose… La pureté religieuse ? C’est en tout cas du tout neuf.Mix de sous
Le lycée, qui accueille aujourd’hui 150 élèves de seconde, a été inauguré en grandes pompes en octobre dernier, par Mgr Aumônier, l’Evêque de Versailles, grand patron de l’enseignement catholique en France, et Olivier Roucher, Directeur diocésain de l’enseignement catholique. En présence notamment de Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional, et d’Alain Boissinot, Recteur de l’Académie de Versailles. Surprenant mélange ! Qui s’affiche aussi dans les financements que perçoit Jean-Paul II.
La région a participé à hauteur de 70% (soit 1,36 millions d’euros) à la construction du lycée. Il a aussi reçu près d’1 million d’euros de la part de la mairie, une initiative originale puisqu’elle ne respecte pas la loi Gobelet du 30 octobre 1886. Autre privilège, Jean-Paul II bénéficie de l’appellation “sous contrat d’association avec l’Etat” alors qu’un établissement privé ne peut recevoir de fonds publics qu’après 5 ans d’existence. Grâce à ce passe-droit, le ministère de l’Education Nationale finance cinq postes d’enseignants du lycée !
Mais surtout, notre établissement s’inscrit dans la Dynamique Espoir Banlieue, portée par la Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, Fadela Amara.
Commentaire perso: Cette info étonnante est diffusée ce jour sur Bakchich et vue nulle part ailleurs. remerciement à ce support.Autant la  présence de JP Huchon à l'inauguration de ce rutilant établissement ne me parait pas incongrue, autant je trouve totalement anormal que les deniers de la Région IDF conduite par une majorité de gauche servent à édifier des établissements privé à obédience Catho dans un secteur résidentiel, le tout avec la bénédiction du président de région et de Fadela Amara ( préposée au plan banlieue)
J'avais dû mal comprendre le titre de la ministre ,le plan banlieue dans mon esprit un peu étroit, m'avait paru être destiné surtout  aux secteurs en difficulté dont F.Amara se faisait le chantre  et non le promoteur de lycées de quartiers privilégiés.
Quand au " camarade Huchon" et oui je suis de gauche - je pensais qu'il avait surtout été élu avec son équipe pour porter haut la parole de jules Ferry et de J. Jaurès. Mais suis-je bête la politique n'est pas faite pour les gens qui croient à un idéal fut-il celui de souhaiter une Ecole publique de la République comme l'avaient  voulue ses fondateurs dans une période où les exclus de l'enseignement n'étaient pas ceux des banlieue mais d'une France pauvre et rurale tenue en main par une curie souvent intraitable et n'enseignant le savoir qu'à une bourgeoisie seigneuriale.