André-Mutien Léonard, La femme adultère et l'Eglise (1)

Publié le 21 mars 2010 par Walterman



Le Christ, oui, mais pas l'Eglise


L’Eglise des pécheurs


Dès qu'on parle de l'Eglise, ce mot - qui suscite tant d'espérance ailleurs - a souvent pour effet, en Occident, de provoquer une levée de boucliers. Chacun tend son arc, affûte ses flèches et vise l'endroit qui fera le plus mal. La litanie est connue : le triomphalisme de l'Eglise constantinienne, les croisades, l'obscurantisme médiéval, l'affaire Galilée, l'évangélisation colonialiste, l'Inquisition, les guerres de religion, l'opposition aux idéaux de la Révolution, la négation des libertés modernes, l'oubli de la classe ouvrière, la lutte contre le modernisme, le silence de Pie XII concernant les Juifs, les richesses du Vatican, la condamnation de l'avortement et de la contraception, le refus du préservatif, le mépris de la femme, le « non » à la procréation artificielle, l'exclusion des divorcés, le célibat sacerdotal, les prêtres pédophiles, les messes ennuyeuses, etc.

Que faire devant cette avalanche ? Certaines accusations sont de pures calomnies, comme celle concernant Pie XII. Mais il y a, certes, des fautes très graves à reconnaître, à toute époque, dans le comportement des fils et les filles de l'Eglise, à commencer par certains hauts responsables, papes ou évêques. Jean-Paul II en a fait un acte public de repentance à l'occasion du Jubilé de l'an 2000. Car il y a aussi une Eglise de la trahison et du péché. Mais elle n'est pas toujours là où l'on croit. On peut donc reprendre toute la liste et apporter chaque fois les correctifs qui s'imposent. Je l'ai fait, pour beaucoup de sujets, en plusieurs de mes publications. De manière plus positive, on pourrait faire la liste de toutes les splendides réalisations à mettre au crédit de l'Eglise. Cela en vaudrait la peine, car personne ne pense jamais à l'établir. Elle serait très longue. Trop longue pour la détailler ici. Et puis elle se retournerait contre l'Eglise : on crierait à l'autoglorification ! C'est pourquoi il vaut mieux laisser parler par elle-même une page de l'Évangile.

« Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre ! » (Jn 8, 7)

(à suivre)