René Frégni : « Tu tomberas avec la nuit » (2/2)

Par Sheumas
        

               Après une période de bonheur et de sérénité retrouvée, l’écrivain est un soir arrêté, jeté brutalement au cachot puis questionné et harcelé par un juge qui, apparemment lui en veut ou qui cherche à se faire un nom… La cause ?

On le soupçonne de blanchiment d’argent et d’association de malfaiteur. Tout cela parce qu’il a ouvert un restaurant avec un ancien détenu qui lui avait spontanément porté secours… Tout le caractère dramatique de ce livre tient dans cette oscillation entre deux périodes d’angoisse : d’abord l’angoisse liée aux menaces de petits malfrats qui en veulent au narrateur d’avoir refusé de « prêter » sa voiture à leur petite soeur, puis l’angoisse liée à l’acharnement d’un juge qui cherche à humilier un écrivain.

Entre ces deux traumatismes, une belle preuve d’amitié donnée par un ancien détenu qui n’a rien oublié des ateliers d’écriture dirigés par René à la prison des Baumettes. Ce « poids lourd des caïds » décide de protéger le narrateur et sa fille et aussitôt, c’est le silence qui se fait autour de lui, le silence et la paix. Mais, dans le monde de René Frégni, l’harmonie ne dure jamais et le bonheur finit toujours par « danser dans le noir ».