La retraite, les volcans et les résistances au changement

Publié le 21 avril 2010 par Pierrotlefou

S'il est un sujet qui suscite un maximum de résistances au changement, c'est bien celui des retraites. Chacun y va de son avis en espérant que lui-même ne sera pas touché par d'éventuelles modifications de régime.

Pour certains, il faudrait augmenter les impôts. L'Etat rejette cette solution. Ou alors, c'est très simple : il suffit de faire payer les riches. Le problème, c'est qu'on ne sait pas qui est riche et qui ne l'est pas. A partir de combien d'argent, de patrimoine, est-on riche ? Bon alors, ce sont les entreprises qui détiennent la solution. Il faut augmenter les charges. Le patronat, par la voix du Medef, s'y oppose farouchement. Donc, il ne reste plus qu'une solution : avec l'allongement de la durée de vie, il faut partir plus tard à la retraite et repousser l'âge légal de départ à la retraite. Mais cette solution est inenvisageable pour les syndicats et la majorité des partis de gauche qui oscillent entre pragmatisme, réalisme et clientélisme.

En fait, pour tout changer dans notre manière de vivre, dans notre façon de bouger d'un endroit à un autre, dans notre rapport à la vitesse et à la lenteur, dans nos habitudes tout simplement, il aura suffi d'une simple éruption d'un obscur volcan au nom imprononçable dans un pays lointain qui ne fait parler de lui que quand il est en faillite.


Voilà la solution à notre dilemme inextricable concernant les retraites : un bon petit réveil de nos volcans auvergnats, bien de chez nous, provoqué par quelques vulcanologues distingués. Cela serait de nature (c'est le cas de le dire) à relativiser nos petits soucis égoïstes de fin de vie.

Pierre Zimmer