A Moïse, toujours à la recherche de son Aziza…

Publié le 24 avril 2010 par Ruminances

La lutte des classe, pour moi a commencé lorsque j'étais très, très petite. L'éternelle lutte des petits contre les grands. Petite, je le suis restée mais suis devenue grande gueule. Je n'ai jamais perçu l'importance des grands hommes que je côtoyais, pourtant cela me faisait de l'effet quand mon mètre douze à dix ans rencontrait de Gaulle au détour d'une haie au cours d'un jeu de piste, ou prendre un fou rire au côté du Préfet Pisani en entendant son Sous-Préfet parler de “poisson qui nageait de ses propres ailes” à un discours de 11 novembre … Cela ne m'a pas fait grandir pour autant Mais, mais…

Tu me forces à réfléchir dur, mais je crois que le jeu en vaut la chandelle, bien sûr, je n'ai pas connu autant de gens que toi et ma culture est faite de bric et de broc, que veux-tu ce n'était pas la lecture de l'Echo d'Alger et les petites annonces d'Ici Paris qui pouvaient améliorer mon sort.

Mais en relisant mon dico au mot : Lucidité - je trouve : qualité, état de celui qui est lucide ou de celui qui voit nettement, qui conçoit clairement les questions.

Synonymes : clairvoyant, perspicace, conscient, éclairé, sain.

Pour ma part, si je considère le cas Sarkozy, je ne pourrai pas dire qu'il voit nettement ou qu'il conçoit clairement les questions, car il me semble que son cerveau est compartimenté de telle façon que seules quelques idées arrivent à émerger et que là elles deviennent fixes. Sa lucidité consiste à ne voir qu'elles et là alors il les pratique avec une rare efficacité. Peut-être que ses séides arrivent à lui en inculquer d'autres, comptant ainsi former un esprit hybride, fonctionnant sur un seul mode, le sien.

A notre époque peut-on être lucide ET conscient ? Oui, dirait Freud (ou ses petits, il a eu tant) : en rêvant. Et c'est bien la seule chose que l'on nous laisse pour l'instant. Avoir des rêves qui ne sont pas des rêves puisqu'ils sont conscients. De là à les réaliser, il n'y a qu'un pas

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