http://Avez-vous déjà lu un blog ?, Frankie Ventana

Par Sophielit

Cette note ne s’annonce pas simple. D’abord, parce qu’elle ne rentre dans aucune des catégories existantes ; et je ne vais pas en créer une spécialement pour elle, car aucun n’autre ouvrage ne l’y rejoindrait (à moins que ne soient un jour publiées les œuvres complètes de Sophielit).

Avec le titre de ce livre, je m’attendais à un journal de bloggeur, ou un essai sur les blogs. Quelques confrères blogo-lecteurs m’ont confirmé par posts interposés qu’il ne s’agissait pas de cela, mais bien d’un recueil des chroniques parues sur le blog de l’auteur, “Les tribunations de Frankie” (voir aussi son site). Ces chroniques sont regroupées en 4 thèmes - femmes improbables, éternel, pourquoi eux ?, sociologie - et se lisent donc comme des chroniques, une à une de temps en temps, et non pas à la suite.

J’y découvre que Frankie est une femme, et que, comme Alain Delon, elle parle d’elle à la troisième personne. Je n’y vois aucune prétention, je connais bien ce travers frôlant parfois la schizophrénie auquel peut pousser un blog lorsqu’on s’y créé une autre personnalité.

Certaines chroniques sont intéressantes, instructives, fortes d’une vraie prise de position : les autres le sont moins parce que trop pleines de bons sentiments et d’opinions convenues - ou hésitantes, comme « Paris, une citadelle oubliée », qui entraîne le lecteur à la découverte des origines de la capitale mais le laisse sur sa faim en ne donnant qu’une phrase d’explication pour chaque rue, malgré l’accumulation des artères évoquées. Trop ou trop peu, l’auteur n’a pas choisi. On annonçait « culture alternative », j’ai trouvé cela plus descriptif qu’engagé.

Mais je n’ai sûrement pas été objective, car une chose m’a gênée tout au long de la lecture : les fautes. D’orthographe, de grammaire, de construction, et même de ponctuation et de casse… Ce qui peut passer sur un blog, régi par des règles tacites de réactivité voire d’urgence (néanmoins, si j’en fais, vous avez le droit de me le faire remarquer, et de corriger), n’est pas acceptable dans un livre qui reste - et est supposé avoir été relu. Même la préface s’ouvre sur une splendide faute de conjugaison… Désolée, mais ça, ça ne pardonne pas - en tout cas moi, je ne pardonne pas.