La boîte magique à garder les herbettes fraîches

Par Estebe

Tchou, les aminches

Sur la planète Terre, nous sommes quelques centaines de millions de gulus à vivre en ville dans des appartements. Très mignons, éventuellement. Mais sans carré de verdure, balcon pigeonnant ou terrasse panoramique. Quatre murs et basta. Impossible de filer au jardin pour cisailler trois brins de menthe quand rugit le taboulé. Car jardin, ya pas.
Sur la planète Terre, nous sommes donc quelques millions de gulus à devoir acheter à tarifs velus nos herbettes chez le marchand. Et à tâcher de conserver ciboulette, cerfeuil, romarin et je ne sais quelles tiges encore au fond du frigo, dans un linge humide, en assistant d’une pupille humide à leur inexorable dépérissement.
Remarquez, des fois, le végétal déraciné tient bon la rampe. L’ail des ours, par exemple, reste vert et fier des siècles. Ou un peu moins. Mais l’estragon et le basilic, guère. Ces deux-là s’effondrent en quelques heures à peine, comme la gloire d’une starlette de la télé-réalité. Ils étaient drus et flamboyants. Les voilà jaunissants autant qu’avachis. Total spleen.

Ben, l’autre jour, on s’est payé une boîte magique. Une boîte à garder les herbes jeunes. Notez qu’on était un poil dubitatif au début. Mais ça marche nickel. Il y a un petit réservoir d’eau en bas. Et un dôme équipé d’une grille, qu’on glisse dedans. Le si fragile basilic attend donc son heure debout, les petons dans la flotte, et la tête à l’abri de l’air. Notre dernier bouquet a tenu… huit jours. HUIT JOURS. 192 HEURES.
Pinche me, i’m dreaming, comme on dit à Buckingham. Il aurait peut-être même pu enjamber le mois d’avril si on ne l’avait pas atomisé dans une salade.


Voilà, c’était le gentil blogueur qui te refile gratos ses tuyaux merveilleux. Inutile de préciser qu’on a casqué la chose sans deal ni rabais. Pas donnée, d’ailleurs, la chose. Mais chez Top Slurp, la publi-bafouille et le cadeau-promo, ben, ce n’est pas le genre de la maison. Enfin, pour le moment. Envoyez donc vos colis, on peut toujours discuter.


Bien à vous, mein choux.