A Fine Frenzy- Superlijm à l'Ancienne Belgique (Club), Bruxelles, le 14 mai 2010

Publié le 14 mai 2010 par Concerts-Review

Un vendredi soir, l'A B Club transformé en jardin d'enfants, zonder kinderjuf.
Perdus parmi ces mouflets et pucelles, trois ou quatre égarés ayant atteint l'âge de passer aux urnes, des ecclésiastiques en quête de chair fraîche, sans doute.
T'es au plus mal, vieux, si tu te tapes un concert de Tokyo Hotel ou des Jonas Brothers.
Nein, Georg, suis ici pour Alison Sudol , ses belles jambes et son indie rock aux senteurs alt-folk.
L'avant-programme, 20h pile, est assuré par Superlijm.
Pattex is een trio uit Vlaanderen, ils ont enregistré un EP chez Debonair, à classer dans le tiroir electronica pop.
Pieter-Jan Delesie ( guitare, synthé) est le tube en chef, il est accompagné par un bassiste maniant, de temps en temps, un synthé et par un autre ket, jouant avec un laptop et tripotant un casio.
Leur site annonce quatre membres, waar was nummer vier?
Encore un coup des curés?
Ils nous ont balancé sept titres de kindvriendelijk indie electro. De suaves choeurs samplés, une grosse ligne de basse, des rengaines inoffensives... Bref, du sucre candy à consommer à faible dose pour éviter un taux de glycémie élevé.
On cite Grandaddy ou Pavement, pourquoi pas les Deftones tant qu'on y est!
On peut à la rigueur y voir du Depeche Mode, époque 'Just can't get enough' .
En fait, c'est proche des ritournelles de Team William et, en creusant bien, du Das Pop d'il y a 8 ans.
Insouciance de l'enfance, simplicité et rêveries adolescentes... les gamines ont aimé.
Enkele titels?

'Michael Jordan' basket pop, casquette et training en prime, ' Why bother California', 'Super Sunday', et pour finir 'Area 51' , het gaat over UFO's, c'était pas du hard rock!
 A Fine Frenzy
21h, quatre gars se pointent, le batteur nous immortalise, ainsi que ses potes, sur un Canon qu'il sort de sa poche.
Soudain, le délire:un autre canon, l'attrayante rouquine, Alison Sudol, monte sur scène pour se joindre au groupe..
Omar Cowan (guitar or bass+ whistling) - Ryan Lerman (bass or guitar) - Jesse Siebenberg, un formidable drummer ayant joué avec Supertramp pour la tournée de 1997 et un excellent organiste(Troy) non repris sur le site du band.
Un coup d'oeil à la nana et tu piges pourquoi l'élément masculin se presse frontstage.
Non, elle ne ressemble pas à Alice Sapritch.
Deux albums au compteur, le dernier 'Bomb in a birdcage', c'est l'effet qu'elle nous donne: une bombe dans une cage à mâles sexuellement réceptifs.
'What I wouldn't do' du Celtic folk pop entraînant. Alison tape des pieds et virevolte sous nos yeux amoureux.
Elle passe aux claviers: ' The World Without' arrangements sophistiqués et cooing voice pour cet indie pop song.
'New Heights' on prend de l'altitude.
'Last of Days' jolie intro au piano pour cette ballade, Jesse troquant ses baguettes contre un glockenspiel.
Un smooth midtempo: eau, terre, feu... 'Elements'.
Attention hit repris par les ados: ' Happier', c'est frais et irrésistiblement joyeux.
Tu penses à Rachael Yamagata, Priscilla Ahn, Colbie Caillat et autres donzelles de cette déferlante female American easy listening singer/songwriters .
'Bird of Summer' nouvelle ballade, qu'elle doit reprendre après une floche.
'Beacon' une acoustique, une voix caressante pour ce charmant titre romantique.
A new song: la setlist mentionne 'Red Bird', pas vraiment le titre annoncé.
Anyway, un country pop attachant, décoré d'une slide superbe.
La voix de l' enfant fauve est au top lorsque l'accompagnement musical reste sobre.
On reste dans l'animalier, sourit-elle , this is about des petits pwassons, 'The Minnow & the Trout' .
Petits poissons? Polissons, alors!
...I was lost and found myself swimminig in your mouth...
Une danse celto-gitane :' Silent War' et retour au piano pour 'Rangers'.
Bienvenue dans l'univers d'Alison au pays des merveilles, plein de beaux lapins blancs mais aussi de rangers raising their muskets.
Lewis Caroll est dans les parages.
Mes petites voisines l'attendaient fébrilement: ' Almost Lover', a sad song avec un beau dulcimer.
Jolie chorale Scala, le club s'applaudit à tout rompre.
Le lapin de tout à l'heure a une larme au coin de l'oeil.

'Electric Twist' , c'est plus du rock que du Chubby Checker. Quand la belle se lance dans un hip shaking suggestif, le photographe à nos côtés se met à baver.
Dernier rock sautillant: 'Blow Away'
70', si pas des plus originales, du moins agréables.
Bis
L'énervé 'Stood Up' .
On termine par la ballade mélancolique, credited Lennon/McCartney ' I'll follow the sun' . Moment de tendresse pour finir en beauté.
PS: n'ai pas eu mon autographe!