Michel Colinet, peintre de la Renaissance

Par Ibars

Il faut courir dare-dare à la salle d'exposition de la Médiathèque de Montaren & Saint Médiers pour admirer les œuvres de Michel Colinet, jusqu'au 22 mai.

Michel Colinet est un homme libre, au sens fort du terme. Il expose dans son fief parce qu'il en a envie, ensuite, allez savoir, il fera comme bon lui semblera.

La peinture a été pour lui comme un moteur de résilience, elle lui est tombée dessus au bon moment, ou bien alors disons-le autrement : il est tombé en peinture comme on « tombe en amour ».

Il produit, il produit, il met au jour tout ce qu'il a enfoui en lui dans sa première vie, celle d'avant les toiles. Il est plongé dans l'antre de sa mémoire et en extrait à la main, au couteau, au pinceau tout ce qui pour lui a fait trace. Il colle, il arrache, il jette, il tord, il malaxe, il pétrit, il y a comme une colère plus ou moins contenue dans l'exécution de ses œuvres pour au final nous dire l'éternité, le voyage, le passage, l'intemporel, la sagesse et l'humanité.

Ses origines et ses innombrables voyages au Maroc, en Tunisie, en Turquie, en Syrie, en Jordanie, au Yémen, en Égypte, « orientent » avec force son travail protéiforme de plasticien inspiré. Un « nouvel orientalisme », diront certains. La peinture d'une renaissance, certainement.