Entrevue avec Jodie Foster prise 2

Publié le 12 mai 2010 par Snorounanne

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Il faut se méfier des apparences et si nécessaire, se méfier tout court!

Jour/dimanche Date/9  Mois/mai  Année/2010

Que vos yeux lisent et suivent! Fête des Mères...

Célébration de nos vaillantes mamans en ce jour

Pour la première fois depuis que Paella et moi sommes sur un terrain presque à égalité, nous fêtions nos deux mamans, ce jour-là. Nous avions décidé un endroit pour les accueillir. Donc, chez elle, c'était à l'unanimité.

J'étais nerveuse et Paella moins que moi. Il y avait d'autres invités. Deux invités pas tellement les plus appréciés, si vous voyez ce que je veux dire, mesdames et messieurs. Mais, nous avons fait avec!

snorounanne - Je pensais pas qu'il serait venu, et je crains qu'il a su s'inviter de lui-même. Je suis désolée, ma belle.

Paella - Pas de problème. T'as pas vu la surprise toi? Si on peut appeler ça, une surprise. Et le plus drôle, c'est qu'ils sont l'un en face de l'autre à se relancer dans leur exploit d'hommes machos.

snorounanne - C'est mieux que de les avoir dans nos jambes... (souriant) Tiens, regarde... ta mère et ma mère sont en grande discussion. Elles ont l'air de bien s'entendre.

Paella - Oui tout comme nous deux. (se tournant la tête et voyant que je n'étais plus là)

snorounanne - Madame Longlais, un petit porto avec ce délicieux chocolat noir que votre charmante fille vous a fait cadeau?

maman Longlais - Ah j'accepte! Il y a longtemps que j'en ai pris. Vous allez en prendre madame d'Humour? Je voudrais surtout pas être la seule à boire et à goûter.

maman d'Humour - Du porto, je veux bien merci. Mais pas de chocolat noir. J'aime pas le noir.

snorounanne - Paella, deux verres, s'il te plaît pour nos deux chères mères adorées.

Paella - J'arrive tout de suite. (Se déplaçant à la cuisine)

snorounanne - Tu y as pas encore goûté au noir, maman. Juste un carré (brisant le chocolat et donnant le carré) Tiens!

maman d'Humour - Non puisque je te dis que j'aime pas le chocolat noir. Madame Longlais l'adore, donne-le lui.

maman Longlais - Le noir, le brun, le blanc, du chocolat c'est du chocolat.  Bien merci.

Paella - (s'amenant au salon) Voilà les verres. (Les déposant sur la table à café) Vous m'excuserez mais je dois retourner à la cuisine surveiller la cuisson du rôti de porc.

snorounanne - (Prenant les verres et versant le porto) Au deux plus ravissantes des mères sur la Terre!

maman Longlais - Merci ma belle snorounanne.

maman d'Humour - Merci!

Autour de la table, le brouhaha et une fois le repas servi pour chacun et chacune... le silence total. À l'exception de quelques sons exprimés de quelques bon palais pour louanger combien la viande était délicieuse.

La mère de Paella chignait sur les gousses d'ail trouvées ici et là. Ma mère portant la coupe de vin rouge à ses lèvres, chignait que ce n'était pas méchant, en parlant de l'ensemble du repas qu'elle avait machouillé. Toutes ces années, à la maison, avec elle,  j'étais à lui rappeler qu'il était incorrect d'apporter un commentaire à un mets comme étant "c'est pas méchant"

Ce soir-là, elle l'avait encore dit. Ça me mettait mal à l'aise à tout coup.

snorounanne - (parmi les appréciations des autres personnes autour de la table) C'est bon. C'est délicieux. C'est excellent. Ç'a bon goût. Pourtant pas si difficile à dire, maman.

maman d'Humour - Quoi donc snorounanne? (Les appréciations se réduisaient faisant place à l'échange)

snouranne - Je t'en prie, tu sais de quoi je parle.

maman Longlais - Le porc a de l'ail... quelqu'un veut de mon porc? Je digère très mal l'ail. J'en ai des maux d'estomac,...

Paella - Pardon maman, j'ai complètement oublié de te préparer une assiette de ce rôti de porc sans ail. Je devais en couper des tranches pour toi, je ne sais pas... j'ai oublié.

maman Longlais - Non, laisse. Je vais manger la purée de pommes de terre avec carottes et les légumes. Ah...  non...

Paella - Qu'est-ce qu'y a maman?

maman Longlais - Tu as mis des rondelles de concombre. Ça aussi, je ne les digère pas. Encore pire avec la pelure.

snorounanne - Je vais les prendre, madame Longlais.

maman d'Humour - Moi non plus, les concombres me sont indigestes. Désolée Paella. Ma fille, snorounanne, ne t'a pas dit que même les légumes... en vérité, je suis pas trop portée sur les légumes.

Paella - C'est pas grave. Je les prendrai. Ne vous en faites pas pour ça. (Toutes les deux, on se regardait) Prenez ce que vous aimez.

snorounanne - Et le dessert va suivre (sourire exquis)

Paella - Merde...

maman Longlais - Voyons ma fille, je t'ai pas élévée à dire ces gros mots.

Paella - (se penchant à mon oreille) Pas de gâteau...  pas de dessert.

snorounanne - (murmurant) Tu veux rire?

maman Longlais - Laissez-moi deviner... pour la fête des Mères, vous n'avez pas de dessert, les filles, c'est cela?

snorounanne - Tu m'avais dit hier de ne pas en acheter, tu ferais un gâteau maison.

Paella - Oui, je sais ce que je t'ai dit. Mais voilà...

maman d'Humour - Je crois bien que nos filles ont mis en oubli le plus important, madame Longlais. Le gâteau d'honneur!

maman Longlais - On ne peut pas se fier sur nos enfants madame d'Humour. (S'essuyant la bouche) Jean-Yves, mon trésor... cours à la pâtisserie du coin et prends le plus beau des gâteaux au chocolat. Pas au moka, s'il te plait.

Paella - Un petit instant...  C'est pas à Jean-Yves, la faute. Je vais y aller. (Se levant de table)

snorounanne - C'est d'autant la mienne. Attends Paella, j'y viens avec toi.

Jean-Yves - Ouais! Allez-y les deux plus belles et sexy gouines du quartier! (sourire avec rire désagréable)

Nul besoin de vous dire que cette remarque avait haussé mon clapet du cerveau et la vapeur s'échappait à forte intensité. Paella prenait la parole avant moi et répliquait envers ce gibier de potence de cousin éloigné. Sa mère s'étouffait en avalant de travers un morceau de brocoli. Ma mère se raidissait n'aimant guère les engueulades au table.

Ce souper pour la fête des Mères s'était mal terminé. Ce qui est bien d'en retenir quelque chose de positif est que nos mères ont fait connaissance. Mais... par ce cousin éloigné de Paella, elle venait d'apprendre que sa fille était,...

maman Longlais - Gouine?

Le lendemain, retour à la normale, à la normalité du quotidien que j'étais accoutumée de vivre. Paella, voyant la tournure de l'événement pathétique, avait choisi de rester chez elle et mettre un peu d'ordre sous ce toit et autour d'elle.

Les années deux mille n'ont pas poussé la mentalité des gens à davantage comprendre pourquoi une femme aime une femme, un homme aime un homme, une femme aime les deux, un homme aime les deux, et je ne m'étendrai pas sur le cas des échangistes.

L'ère de ce monde est l'air de "vivre et laisser vivre" tant que cela ne nous atteint pas, ne nous concerne pas. Ces gens peuvent bien faire ce qu'ils leur plaisent sur la dépendance sexuelle de leur envie. Tant que cela ne touche pas un enfant, ne va pas déchirer le petit être en lui, tant qu'on ne touche pas aux enfants. Entre adultes consentants, pourquoi pas?

Ce n'est guère mon avis, ma conscience d'être. Mais je ne peux empêcher l'adulte de faire de son corps les plaisirs sexuels qu'ils s'adonnent avec d'autres adultes.

Et le pire dans cette longue ou courte vie... est que nous ne connaissons pas et ne connaîtrons peut-être jamais à fond, l'être avec qui nous sommes. Il y a des exceptions dans toute situation de vie et est-on avec ces exceptions-là? Sommes-nous en sécurité? Pourquoi je me mets à songer à cela?

J'y songe mais je ne m'y arrêterai pas à tout bout de champ. Toute personne doit avancer avec la conscience de survivre à toute éventualité de la vie.

Lundi 10 mai en avant-midi. J'aurais souhaité la présence de Paella, pour un réconfort, pour de l'encouragement. Encore une fois, j'allais faire face à un interview produit par l'énervante Julie Snyder. Ouais! Mesdames et messieurs, elle! Épouse de Pierre Carl Péladeau, mon boss, me voilà appelée à passer sous son bistouri.

Je vais vous confier quelque chose. Je fais de l'intolérance maudite pour ces types d'interrogatoires. Vous le savez hein? Depuis que je vous en parle... Ça ne changera pas.

Voici donc Julie et moi dans le confort d'un studio d'un certain étage d'un certain immeuble. La bande textuelle et quelques photos.

Julie Snyder - Bonjour Snorounanne d'Humour.

snorounanne - Bonjour madame Snyder.

Julie Snyder - Ben là... ça commence mal un entretien. Madame Snyder... Appelle-moi Julie.

snorounanne - Bonjour Julie. Tu peux m'appeler snorounanne.

 Belle photo, jolie photo... misère, j'évitais de regarder par ces vitres gigantesques!

Julie Snyder - Mon chum t'adore, tu peux pas savoir! T'es, je pense pis je vais le dire, son idole. Tu remplis formidablement les fonctions. Il en est très fier. Il m'en a encore parlé tôt ce matin. Ben oui... comment tu fais après tout ce que tu fais? T'es pas un peu à bout de souffle à la fin de la journée, de la semaine, je sais pas.

snorounanne - J'entre chez moi après de longues heures en studio d'enregistrements, à quatre pattes, Julie. Des farces! En passant, tu diras à ton chum, mon boss, que des vacances seraient les bienvenues.

Julie Snyder - Okay. Ça aussi, on en a parlé ce matin.

snorounanne - J'en aurai?

Julie Snyder - Éventuellement oui. Ça fait longtemps qu'on discutait lui et moi de faire un interview sur Snorounanne d'Humour. Avant de t'établir ici au Québec, tu étais aux États-Unis. Tu travaillais pour,...

snorounanne - Les chaînes de télés américaines. ABC, NBC, CBS, tous de gros réseaux à sensation.

Julie Snyder - Ton assistant, je crois que c'était un très bon ami à toi, n'est-ce pas? Albert, décédé d'il y a plusieurs mois. C'est par lui que tu as percé dans le domaine des médias.

snorounanne - Albert a été tout pour moi, sauf un amoureux, un amant (riant) Le cher regretté Albeûrt comme je le prononçais quand j'étais dans des phases désespérées.

 Albert aura été un mentor durant ses services...

Julie Snyder - Et maintenant, tu as une assistante. Qu'on a rencontré à quelques reprises et je dois dire, elle aussi a du potentiel. Mais... bon! Elle ne sera jamais Albert. On ne remplace personne d'aussi qualifié que cet homme de métier.

snorounanne - C'est le boss qui veut ça. Et j'en conviendrai qu'elle a du talent. Elle apprend vite.

Julie Snyder - Y a lors de tes chroniques, reportages, snorounanne, c'était en décembre, l'an passé. J'ai trouvé cette photo si mignonne, croquante et on va la montrer, ici même.

snorounanne - Attention à ce que tu vas faire... Et quelle photo?

Julie Snyder - Juste quelques secondes, le monsieur de la caméra s'apprête à la passer.

 Un choc! Un trauma!  Était-on obligé de me revoir toute petite?

Julie Snyder - On te voit sur la photo tout à fait à droite.

snorounanne - Seigneur... Vous êtes allés la reprendre? Pas vrai... (me regardant l'air, la binette, l'accoutrement) Mon doux! J'étais aussi rouge que le bon vieux Père Noël, ma foi.

Julie Snyder - Dis-moi, ma coquette...  tu avais quel âge sur cette photo?

snorounanne - Peut-être bien deux ans et demi.

Julie Snyder - Okay et voici une question crue... Savais-tu à cet âge que tu étais attirée par le même sexe?

snorounanne - (Lâchant de regarder le moniteur et tournant les yeux vers elle) Ça fait vraiment partie des critères de cet entretien?

Julie Snyder - C'est écrit, juste ici, regarde. (me montrant les notes) Si ça te met mal à l'aise, on peut passer à une autre question.

snorounanne - Le public doit être suspendu à l'écoute hen? Si je refuse de répondre, on me dira que je t'évite, que j'évite les médias, que j'évite tout le monde parce que... on dira peut-être que snorounanne veut pas répondre parce qu'elle n'est en somme pas ce qu'elle dit être? Je me trompe?

Julie Snyder - Euh... Sais-tu que c'est mêlant tout ce que tu dis...

snorounanne - Je ne suis pas un modèle de femme lesbienne ni un objet sexuel et ni une personne qui pourrait justifier ces mères, ces pères, les sauver de l'éducation de leurs enfants qui sont, qui sentent en eux ce que tout être ayant un esprit, une âme, un corps en tant que vie. Même si je l'affirmais que je le savais étant toute petite, des psys de tout état, de toute cause en feront une sainte thèse maladive chronique de la vie qu'un enfant ne peut pas sentir, ne peut aimer, n'être attiré si tôt en bas âge par le même genre. Alors, en ce qui me concerne, je l'ai toujours su! Mais je ne me suis pas affirmée à cet âge... Grand Dieu, non.

Julie Snyder - (Estomaquée) Wow! Après cette réponse, je crois que les téléspectateurs ne chercheront pu des bébittes dans le crâne de leur jeune. Merci snorounanne pour ta spontanéité. Je t'adore et tu es la bienvenue chez nous quand tu veux, ma belle. Nous allons faire une petite pause commanditaire et ne quittez pas, je vous prie.

snorounanne - (Pendant que la scène s'éloignait et que l'entracte musical de l'émission s'hamornisait) C'est drôle que tu me dises ça, maintenant. Je n'ai pas eu d'invitation chez les Snyder-Péladeau auparavant.

Aussitôt l'entretien entre ciel et terre fini, des dizaines d'appels téléphoniques percutaient les lignes du studio TVA et après la dizaine, la douzaine s'y mettait. Les gens avaient un grand besoin de se confier à snorounanne. Et cela, mesdames et messieurs, de tout âge.

J'en étais abasourdie. Nous aurions pu faire une continuité et monter une émission du genre "Allô la société en détresse, j'écoute" Mais, je n'étais pas un dictateur, je ne pouvais pas donner des conseils et diriger un monde lesbien! Rappelons-nous "vivre et laisser vivre"

Je sortais de l'immeuble TVA et traversais la rue pour aller gentiment prendre un bon lunch. J'empochais d'une main, le cellulaire glissé dans ma veste. Encore que les températures saisonnières de ce mois de mai jouaient sous la normale. Je vérifiais les appels. J'en avais pas de Paella parmi la liste de contacts.

J'étais convaincue qu'elle me boudait. La raison mesdames et messieurs? Un nom... Jodie Foster. Le réseau TVA avec l'appui du boss m'avaient priée d'ouvrir l'émission de demain soir "snorounanne reçoit ce soir Jodie Foster" Les discussions, pourparlers s'étant allongés sur une période d'une semaine, nous savions que Jodie, l'actrice et mère de famille et en plus... lesbienne était retournée à Los Angeles.

Je leur avais répondu, si vous la voulez encore ici, faites-lui la demande. Pas question que je cours après elle. Ils avaient pris les grands moyens. Jusqu'où pesait les milliers de dollars? Seul Péladeau le savait!

Je commandais tout d'abord une bonne soupe du jour puis un excellent hamburger toute garnie. J'avais pris, sur le comptoir, le journal de Montréal, passant en revue les gros titres des manchettes. Et venait à ma table, la serveuse mais sans la soupe.

serveuse - Madame, ça m'embête de vous le dire. Vous m'en voyez très mal...

snorounanne - Ah dites-moi pas qu'y a pas de soupe aux riz?

serveuse - Le patron... le patron demande que vous quittiez le restaurant. Je sais que ça paraît non conforme et déplacé. Je ne fais qu'exécuter ses formalités. (se penchant près de moi) Nous avons tous suivis l'émission et...  Y a des restos sur la rue Ste-Catherine, vous n'y serez pas incommodée.

snorounanne - (tassant ma tête vers les cuisines et voyant ce gros lard de patron et m'adressais à la serveuse) Je vous remercie de votre sollicitude. (Me levant de table et réalisant les mères avec leur enfant que...) Bonne journée mademoiselle. (sortant du restaurant, tête haute mais le coeur gros)

serveuse - J'suis désolée...

Mardi au soir bien avant l'émission "snorounanne reçoit ce soir"

Je signalais le numéro de son cellulaire. Était-ce pour recommencer? Allait-elle être dans ce mode de silence des jours voire même des semaines? Comme dans cet autre moment où j'avais besoin de réconfort, d'elle étant livrée à moi-même face au décès tragique de Jewel? Est-ce si difficile aujourd'hui la vie? Que chacun doit se recroqueviller sur lui-même afin de ne pas imposer ses problèmes, ses peines, ses tristesses, ses désemparements à l'autre?

Je comprends désormais pourquoi nous ne voulons plus s'engager ou s'attacher ou trop s'attacher. Nous craignons constamment être un poids pour l'autre personne. Il est avantageux de vivre chacun pour soi et chacun sous un toit différent au risque que l'un ou l'autre en vienne à une séparation ou une période de réflexion...

Imaginez mesdames et messieurs, vivre ensemble aujourd'hui, deux personnes après avoir vécu des années d'instabilité chez l'un ou l'autre ou des années de solitude chez l'un ou l'autre...?  Nos ancêtres se toléraient entre eux mais plus cette génération que nous sommes et dans laquelle nous nageons.

L'incident du resto d'hier, je vais être franche, la disgestion s'était mal gérée et aujourd'hui, j'en avais toujours des sensations.

snorounanne - (L'émission était en cours depuis au moins 1 minute et 34 secondes) Bonsoir Jodie Foster! Quel plaisir de vous recevoir une seconde fois en si peu de temps. Vous allez bien?

Pourquoi s'est-on laissées? Regardez cette beauté de femme!

Jodie - Je t'avouerai snorounanne que ce sera toujours un plaisir de répondre à tes demandes et quelles qu'elles soient! Oui je vais superbement bien, merci. Juste une petite attention, renouveler ta mémoire, belle chérie. J'aimerais que tu me tutoies.

snorounanne - Bon,... à tes souhaits. Je sais, tu me l'avais déjà demandée l'autre jour.

Jodie - Et j'aime venir à Montréal! Invite-moi plus souvent. J'y emmènerai mes deux fils.

snorounanne - Et ta copine, soit dit en passant, elle va bien?

Jodie - (Passant la main derrière sa nuque) Oui, elle va bien. Laquelle des caméras je peux regarder pour lui dire un beau bonsoir? Ah celle-là!  Bonsoir mon amour! Je t'aime!

snorounanne - Étonnant, elle vient de te répondre instantanément par un "oh moi aussi, chérie!"

Jodie - Ne fais pas ta jalouse. (défroissant le bord de sa robe... tic nerveux)

snorounanne - Je devine que c'est ce qu'elle te répondrait si elle était ici, présente, ce soir, non?

Jodie - Il se peut. En fait, oui.

snorounanne - Tu as pas l'air assuré et rassuré.

 Elle prenait toujours aussi bien les guides et m'étranglaient avec...

Jodie -Ça t'intéresserait de savoir si ma copine et moi sommes ensemble? Je vois tes airs, tu sais.

snorounanne - Non... bien sûr que non. Mais pas du tout. Ce qui intéresserait le public est d'entendre de la bouche de Jodie Foster, si cette merveilleuse dame a des projets de film? Est-ce qu'on t'a approchée pour le cinéma? Tes fils sont en mesure de laisser maman véhiculer dans le monde cinématographique.

Jodie - Si tu me poses cette question c'est que des recherchistes se sont informés à mon sujet. Pour enchaîner dans ce sens, oui, y a, semble-t-il, des projets de film.

snorounanne - Peut-on avoir un avant-goût?

Jodie - Petite coquette va...  Il y a un producteur entre autre qui m'a approchée pour tourner un film sur la vie d'une jeune actrice devenant femme et ayant trimballé derrière elle,...

snorounanne - Ta biographie?

Jodie - Mère de famille vivant super bien son homosexualité. Tu le savais... hen? 

snorounanne - Non, j'ai simplement lu au travers de tes pensées.

Jodie - Ah bon... il est vrai que t'es douée dans cet art. Tu écris toujours? Je veux dire... t'as encore ces sortes de contacts de l'au-delà?  Ou de ces... comment tu me disais ça déjà... euh...

snorounanne - Ce n'est pas dans le contexte de l'émission, Jodie.

Jodie - Mais non, c'est intéressant. Les gens doivent savoir combien tu es spéciale. (Se tournant vers la salle) Vous savez quand nous étions ensemble, elle m'a montrée des choses incroyables.

 Je déteste qu'on parle de moi... en plus devant les caméras!

snorounanne - Jodie, c'est sans importance. Les gens sont venus ce soir, pour toi. À la télé, ils dépendent de toi.  Ne les acharne pas. Poursuivons avec ce projet de film.

Jodie - Ça te perturbe quand d'autres personnes parle de toi? De ces belles choses en toi? De cette magnifique lumière en toi? De cette essence de vie provenant à des années-lumières d'ici et que certaines personnes sont appelées à recevoir en venant dans le terrestre? Dis, ça te perturbe toujours?

snorounanne - On va se disputer comme autrefois?

Jodie - Non. Non parce que j'en ai pas envie. Non parce que j'ai réalisé, après ton départ, combien tu me manquais et que toutes ces choses si simples et naturelles me manquaient de toi.

snorounanne - (Regardant la caméra) Je ne pourrai faire d'autres émissions comme celle-ci sans aller aux commanditaires, mesdames et messieurs. Ne fermez pas votre téléviseur, n'appuyez pas sur le bouton sourdine! Revenez-nous après ces pauses! À tout de suite avec la séduisante Jodie Foster!

Tard dans la soirée, Jodie n'était pas repartie en Californie. Elle pressentait que sa présence devait me tenir compagnie. Nous étions rentrées chez moi. J'avais l'âme chavirée. J'avais mal à l'âme. Elle s'offrait comme bonne oreille et bonne épaule.

À cet instant, mesdames et messieurs, vous pouvez activer le bouton "jouer" de l'audio. Cette chanson est interprétée par Micaela Reyes toujours possible de la retracer sur youtube. Comme je ne laisse rien pour rien. Seul votre intérieur bien ouvert captera les sensations émises dans cet éditorial, dans cette chronique.

Je vous remercie sincèrement. Et un gros merci à google pour les images trouvées. À bientôt! Bisous!