Le vélo ‘dopé’ et Fabian Cancellara : info et intox

Publié le 01 juin 2010 par François Collette

Selon la rumeur qui court et s’amplifie, certains coureurs cyclistes professionnels utiliseraient en compétition - frauduleusement - un vélo « dopé », du genre Solex ultra sophistiqué, qui permet de s’économiser de façon substantielle. A l’approche de l’arrivée, un rapide changement de machine cacherait le subterfuge.

Doté d’un petit moteur d’aide au pédalage dissimulé dans le cadre, actionné par un bouton bien camouflé sur le guidon et alimenté par une mini batterie dissimulée sous la selle, ce bijou technologique aurait déjà fait parler de lui au Tour de France 2009.

Les vidéos ci-dessous expliquent (en anglais et en italien) le pourquoi du comment avec, dans la première, un tout gros focus sur Fabian Cancellara.

Toujours selon la rumeur mais sans aucun élément probant ni le moindre début de preuve, le coureur suisse est en effet suspecté par certains d’avoir usé de cette bécane au cours des récents Tour des Flandres et Paris-Roubaix qu’il a remportés haut la main. Rendez-vous compte : ce fabuleux rouleur a changé de vélo en fin de course ! Il y a de la belle intox dans l’air, même si un doute n’est jamais à exclure. Et on ne prête qu’aux riches.

Ce n’est évidemment pas le système d’aide au pédalage qui est en cause (des vélos classiques et VTT vendus dans le commerce en sont dotés), c’est l’éventuel usage en course. Et il n’y a pas de fumée sans feu : l’UCI (Union Cycliste Internationale) aurait décidé d’entreprendre le développement de scanners devant permettre de vérifier l’intérieur des cadres des vélos.

L’homme à l’origine de tout ce raffut, relayé par le quotidien italien il Avvenire,  est Davide Cassani, un ancien coureur devenu consultant sur la RAI. Il affirme, main sur le coeur, que le constructeur de cette bicicletta miracolosa (et qui souhaite bien sûr conserver l’anonymat) « lui a juré que quelques professionnels l’ont déjà utilisée ». Un peu court pour en tirer des conclusions. 

Laissons donc courir les bruits mais, s’ils se confirmaient, ce serait un nouveau coup dur pour le sport cycliste professionnel. Après les récentes révélations vraies ou fausses de ce diable de Landis et la suspension tardive infligée par le TAS à Valverde, sans compter les affaires qui éclateront plus que certainement à l’approche du Tour de France, on peut vraiment s’attendre à tout.

(Source de départ : RTBF)

.

.