Cochet candidat Europe Écologie (lol inside)

Publié le 09 juin 2010 par Bix

Les socialistes ont Manuel Valls, candidat déclaré depuis des lunes. Nous avons chez Europe Écologie Yves Cochet, qui se déclare avant tout le monde. Ça n'a pas eu beaucoup d'échos hors de la sphère écolo (la lose : même pas une dépêche, même pas une reprise sur Romandie News, juste un doublon sur Le Post sur le compte Pubilc Sénat - avec reprise en une quand même), mais ça mérite d'être souligné. C'était sur Public Sénat et la chaîne nous fournit gentiment l'extrait :

Public Sénat rappelle ce qui s'était passé en 2006 :

Ecologiste historique, co-fondateur des Verts, ancien ministre de l'Environnement du gouvernement Jospin (2001-2002), ce natif de Rennes âgé de 64 ans, avait été battu en 2006 de 57 voix par Dominique Voynet à l'investiture verte pour la présidentielle 2007.

Ils oublient de rappeler qu'il avait "gagné" par 1 à 3 voix d'avance lors du "premier" second tour, qui s'était traduit par une guerre des croix aussi épique que ridicule. Ce que Public Sénat oublie également de rappeler, c'est ce qui s'est passé les jours qui ont suivi.

Le lendemain, rendez-vous entre Voynet et Cochet. Dans le bureau de Dominique, au Sénat. Dominique, consciente de l'égalité quasi-parfaite entre Yves et elle, propose à son adversaire d'un jour (rappelons qu'ils sont à l'époque dans le même courant) qu'il soit candidat. À une seule condition : étant donné l'égalité, l'équipe de campagne devra être composée à 50/50 entre les soutiens de chacun, en veillant à ce que l'axe de la future campagne (la vraie, celle de 2007) soit décidée en commun, genre Dominique Voynet porte-parole de campagne et Yves Cochet candidat.

Refus catégorique d'Yves Cochet. Il a gagné, il ira seul, avec uniquement son équipe. Il refuse ce qu'il considère comme une magouille alors qu'il s'agit d'une sortie par le haut du bordel où l'égalité nous a plongée (en plus de l'histoire des croix acceptées ou non en fonction de leur forme).

La suite de l'histoire, vous la connaissez, tout comme Public Sénat : un deuxième second tour et 60 voix d'avance pour Dominique Voynet. Puis une campagne compliquée (pour ne pas dire laborieuse) médiatiquement et politiquement, malgré un programme de qualité.

En annexe, si vous voulez (re)vivre cette période formidable de la fin des primaires Vertes de 2006, quelques billets de mon cru[1] :

  • Dans l'attente..., écrit 7 jours avant le 1er dépouillement du 2e tour. Jusque là, tout allait bien. ;-)
  • Indécision chez les Verts, écrit après le coup de tonnerre de l'égalité quasi-parfaite.
  • Les Verts, la guerre des croix, lors du recomptage du premier second tour (celui qui n'a finalement trouvé qu'une seule voix d'écart).
  • Les Verts, où en est-on ? sur l'attente du 2e dépouillement.

Notes

[1] Merci d'éviter les jeux de mots.