Cours d’allemand

Publié le 14 juin 2010 par Vinz

Composition des équipes :

Allemagne : Neuer / Lahm (cap)-Friedrich-Mertesacker-Badstuber/ Kedhira-Schweinsteiger / Özil-Podolski-Klose / Müller.  Entraîneur : Joachim Löw.

Australie : Schwarzer / Wilkshire-Neill-Moore-Chipperfield / Grella, Emerton / Valeri-Culina-Garcia / Cahill (cap). Entraineur : P.Verbeek.
Pas de véritables surprises de la part des deux entraîneurs, les deux équipes évoluant dans un 4-2-3-1. A noter la moyenne d’âge de l’équipe allemande de vingt quatre ans et cinq mois, la plus basse depuis la Coupe du Monde 1934.

C’est parti dans ce magnifique stade Moses Mabhida à Durban.

La première cartouche est tirée par les australiens sur corner. Wilkshire s’en charge, déviation de la tête de Cahill suivi d’un petit cafouillage dans la surface, la balle revient sur Garcia qui tire mais Lahm sauve devant Neuer.

Septième minutes de jeu, Klose intercepte une balle aux trente mètres. Il s’avance et se présente seul devant le gardien, il a du temps de l’ajuster mais sa frappe finit dans les gants de Schwarzer.

Ouverture géniale du prodige Özil vers Müller. Son centre en retrait trouve Podolski qui arrive lancé et fusille le portier adversed’une terrible frappe extérieur pied gauche. Si souvent transparent en club, l’attaquant d’origine polonaise justifie sa titularisation. C’est son trente neuvième buts pour soixante quatorze sélections, le tout à vint cinq ans.


Les « aussies » ne baissent pas les bras, et sur un centre d’Emerton, l’attaquant Culina voit sa tête fuir le cadre.

Encore une action de grande classe et un jeu en triangle Özil-Podolski-Klose. Le centre de Podolski est parfait, Klose assure tellement son plat du pied que son tir n’attrape pas le cadre. Pour les amateurs de statistiques, l’attaquant allemand est le seul joueur a avoir débuté les quinze derniers matchs avec la Nationalmannschaft.

Il n’aura pas le temps de gamberger, sur un centre de Lahm, Klose devance la sortie suspecte de Schwarzer et inscrit un très joli but de la tête. C’est une véritable mode allemande, encore un joueur moyen en club qui répond présent en équipe nationale, c’est tout simplement son onzième but en phase finale de Coupe du Monde, le septième de la tête.

C’est gruyère time dans la défense australienne. Klose en profondeur pour Özil, qui pique son ballon un peu trop en dilettante, son pêché mignon.

Encore Özil qui régal d’un délicieux intérieur pied gauche en cloche pour Lahm qui s’engouffre côté droit, son centre tendu est reprit par la tête de Khedira.

Après un premier quart d’heure équilibré, la Nationalmannschaft enclenche le turbo et déroule un football très agréable. Tout y passe, percussion, jeu en triangle, débordement-centre, gestes de grande classe. La seconde mi-temps risque d’être longue pour l’Australie totalement dépassée.

La seconde période démarre comme la première avec les Socceroos qui mettent le pied sur le ballon. Petite frayeur dans le camp allemand avec une main involontaire de Mertesacker dans la surface. Holman, nouveau rentrant s’illustre avec une frappe non cadrée.

On se dit alors que les horribles vuvuzelas vont bien finir par réveiller les coéquipiers de P.Lahm.

En effet, un régal d’une-deux Lahm-Müller avec centre en retrait du capitaine, Khedira laisse passer intelligemment la balle entre les jambes mais le tir de Müller s’envole au dessus de la cage australienne.

Les affaires ne s’arrangent pas du côté australien avec l’expulsion très très sévère de Cahill sur un tacle sur Schweinsteiger. On n’a pas encore atteint l’heure de jeu.


Khedira tente la percée pleine axe, s’emmêle un peu les pinceaux, Klose bénéficie du contre favorable mais son un contre un face au gardien est encore perdu. C’est vendange-stunde.

Le très bon match de Müller est récompensé par un joli but. Podolski accélère plein axe et lance Müller dans la surface, cassage de reins sur le défenseur australien et frappe croisé du droit qui rentre avec l’aide du poteau.

Le calvaire continu pour les australiens. Longue ouverture de Mertesacker vers Özil qui offre un caviar pour Cacau -très en jambes- qui fête son entrée avec un plat du pied des familles.

Gomez remplace l’artiste Özil à la 73e mn, histoire peut être de retrouver des sensations après une saison très moyenne avec le Bayern. Jamais deux sans trois ?

Les australiens arrivent à avoir une demi occasion dans cette seconde mi-temps avec un centre de Garcia qui trouve Holman mais sa frappe n’est pas assez appuyée pour tromper la vigilance de Neuer.

L’arbitre mexicain met un terme au supplice australien en sifflant la fin du match. Mr Rodriguez un peu trop zélé dégaine les cartons aussi vite que les vannes vaseuses de F.Leveque.

Belle démonstration allemande, un football champagne qui réconcilie le spectateur avec le jeu dans une Coupe du Monde qui tarde à démarrer. Une équipe en mouvement perpétuel, des milieux relayeurs se projetant vite vers l’avant et deux joueurs de couloirs poussant leur action jusqu’à la ligne de fond. Une équipe collective, technique, intelligente, brillante. Même les remplaçants se sont mis au diapason des titulaires.

Toute l’équipe est a félicitée et je vous laisse le soin de faire votre analyse sur les joueurs allemands. Je voudrais tout de même ressortir deux joueurs, Khedira et de Müller. J’avoue que je ne connaissais pas trop ce milieu de terrain défensif de Stuttgart,  j’avais grande hâte de le voir à l’œuvre. Je dois dire que je n’ai pas été déçu de sa prestation. Joueur très élégant, la tête haute, jouant et se portant très vite vers l’avant. Présent dans la surface adverse et sur les deuxièmes ballons. L’attaquant Müller du Bayern de Munich est le deuxième joueur que je mets en avant. Dans une position très haute côté droit, il a par ses appels, ses déplacements, ses passes, déstabilisé le bloc défensif australien. Très propre et précis, le contraire de son image laissé lors de la finale de la ligue des champions. Encore une preuve de son talent, c’est d’avoir choisi le numéro treize porte bonheur aux buteurs allemands.

L’Australie n’a pas démérité mais l’expulsion de Cahill a tué ses derniers espoirs. Holman rentré à la mi-temps a fait preuve d’une belle activité. Les joueurs de couloirs Emerton et Garcia ont bien démarrés mais n’ont pas tenu sur la longueur.

Certes ce n’est qu’un premier match de poule et cette prestation demande confirmation. Les allemands sont les premiers favoris à avoir montrés de réelles qualités tactiques et techniques. La relative faiblesse des australiens n’a pas permit de tester la défense centrale Mertesacker-Friedrich un peu lourde il me semble. Khedira, Lahm sont des joueurs très portés vers l’avant et risquent de créer des déséquilibres face à des adversaires mieux armés.