Desperate housewifes saison 5

Publié le 16 juin 2010 par Olivier Walmacq

Genre : Comédie dramatique

Année : 2004 à ……

L’histoire : Le quotidien de 4 femmes de caractère dans la banlieue chic de Fairview.

A propos de la série :

Série créée par Marc Cherry pour la chaîne ABC. Cette saison comporte 24 épisodes.

Critique de Ber :

Le succès de cette série ne s’est jamais démenti. Mais la vision de cette cinquième saison me pousse à rédiger un billet tant je la trouve brillante.

Les scénaristes, afin de faire évoluer leurs personnages, créent une ellipse de trois ans entre le final de la saison précédente et le début de celle-ci. 
Les femmes au foyer désespérées vont entre autres être confrontées à des ados frondeurs, à un divorce très difficilement consommé, à une réussite professionnelle monumentale mais avec un mari devenu encombrant ou encore à une crise de la quarantaine d’un mari qui s’éloigne des clichés de la parenthèse adultère.

Rien de bien neuf sous le soleil me direz-vous. Tout à fait d’accord avec vous car ce qui emporte totalement cette saison c’est l’arrivée du nouveau personnage de service. Ici, c’est un jeune veuf qui complote une vengeance terrible contre l’un des personnages principaux.
Ce David Dash est Interprété par Neal McDonough (déjà génialissime dans la série Boomtown) qui peut passer, en une seconde chrono, du regard halluciné au sourire enjôleur.
Vraiment bluffant. Sa croisade sanglante va parfaitement s’intégrer à l’ellipse qui l’aura vu perdre sa jeune femme et sa petite fille dans un malencontreux accident.
La tension va inexorablement monter au fil de la saison devant le scénario du psychotique qui se modifiera au gré des événements.

Quelques petits bémols tout de même. Tout d’abord deux épisodes en mode flashbacks qui ralentissent un chouïa le rythme. Et un épilogue de l’intrigue principale qui aurait gagné en qualité s’il s’était borné à se terminer sur l’avant dernière scène (une partie de cache-cache dans un cimetière) plutôt que de jouer la carte du pathos en retournant sur les lieux du premier crime (un peu tiré par les cheveux !).

Pour ne pas terminer sur une note alambiquée, je voudrai ajouter que le dernier épisode nous offre également quelques jolies graines plantées par des scénaristes jamais à cours d’idées.
Entre une nouvelle grossesse, une adoption forcée d’une beauté allumeuse et un mariage qui ne tient que par un chantage sournois, il y a encore de belles perspectives pour une série qui avait ouvert un réel nouveau créneau en osant mettre en avant des personnages quarantenaires. Rien que pour cela, Desperate housewives mérite déjà le respect !

Note : 18/20

Ber