Chat nice

Publié le 27 juin 2010 par La Bienveillante @Ema_Dellorto

La vie n'est pas toujours très facile pour Bambou. Pardon, Bambi.

Par exemple, ce samedi soir, il a été agressé par un chaton de 2 mois.

Il était tranquillement installé à la terrasse du Lou Pascalou (Ménilmontant, institution bien que je ne sache plus pourquoi), pendant que se déroulait un USA-Ghana attirant mais que sa maîtresse s'était privée de voir.

Elle, discutait quand 4 gamins de 6 à 12 ans ont débarqué, portant un couffin de chat dans lequel se trouvait la mini bête. Elle a très vite été convaincue par leur idée de présenter à Shanice qui découvre la vie un chien sympa.

Ni une ni deux, Bambi a été mis devant le fait accompli, le chaton, sorti pour l'occasion de son sac et installé dans la rue, à hauteur de truffe.

Terreur.

La queue entre les jambes, aplati au sol, Bambi cherche à se soustraire au face-à-face effrayant.

Bambi vit pourtant avec un chat qu'il continue à léchouiller malgré les fréquentes attaques dentaires dont il est la cible (enserrant le petit cou avec ses griffes, Noé plonge goulûment vers sa gorge pour y planter ses crocs).

La petite chatte est assez peu intéressée par le phénomène mais en aucun cas apeurée.

Le maître est ravi d'avoir enseigné de nouvelles choses de la vie à son animal, une chose comme une créature canine.

Nous n'allions pas nous séparer sur cet échec et avons continué à bavarder, nos 4 copains s'installant en terrasse avec nous.

Elle, Bambou, ah c'est un mâle, Bambi, "et Bambou je peux la tenir", étant amené en promenade régulièrement autour de la place par une des petites filles, soulagée d'enfin croiser un chien qui n'aboie pas.

La propriétaire rectifie, Bambi aboie bien, mais seulement pour réclamer, tel un syndicaliste dans l'âme plutôt qu'un guerrier il ne se manifeste que lorsqu'il juge, et souvent à bon escient, y avoir droit.

Caresses, pipi dehors, couenne de boeuf et bout de pomme.

Après, quand il a fallu partir, il a fallu expliquer que nous n'habitions pas le quartier, à mon grand regret, j'avais trouvé une nouvelle nounou pour chien-chien !

Morale de cette histoire :

Le Lou Pascalou est une institution car lorsque le premier jour de l'été, la terrasse devient fort convoitée, il n'est pas question de déloger 4 petits enfants installés à une table sur laquelle une Shanice se trémousse.