Dean R. Koontz - False Memory (Mémoire truquée) : 8/10

Par Eden2010

Dean R. KOONTZ – False Memory (« Mémoire truquée ») : 8/10

 

False Memory (Mémoire truquée en français) est un thriller psychologique écrit par un maître du genre, Dean Koontz.

Les personnages principaux sont Martie et Dusty, un couple uni, lui peintre en bâtiment, elle créatrice de jeux vidéos.

Martie, indépendante, sure d’elle, apporte son aide à sa meilleure amie, Susan, qui est atteinte d’une frome très grave d’agoraphobie depuis un peu plus d’un an. Cette maladie mentale l’a totalement détruit.

Au début de ce livre Martie se surprend, soudain, à avoir peur de son propre reflet. Rien de plus. Juste une peur, presque une terreur, d’affronter son propre regard dans le miroir. Ce qui ne semble pas bien grave, seulement, cette appréhension soudaine va en s’aggravant, des images horrifiques vont la poursuivre, des images d’une violence inouïe s’imposer à elle. Tout objet, même le plus innocent, semble désormais un outil propice à tuer, torturer, massacrer de la pire des façons quelqu’un, et en particulier son mari.

Dans la première partie du roman le lecteur suit ainsi la descente aux enfers délirante de Martie. Nous voyons cette femme parfaitement saine se noyer sous ses pulsions sadiques, meurtrières, nous l’observons se transformer en une femme totalement dominée par sa paranoïa destructrice.

Parallèlement, Dusty est occupé à sauver son demi-frère Skeet, un jeune homme perdu, souvent drogué, qui semble vouloir se suicider en sautant du toit.

Lorsque, enfin, Dusty rentre chez lui, il découvre sa femme totalement hystérique, terrifiée par elle-même.

Le point commun entre toutes ces personnes malades est le Dr. Ahrimann, éminent psychiatre, auteur de livres à succès. Un homme dévoué à ses patients que Dusty et Martie s’empressent de consulter, certains qu’il les aidera.

Seulement, le lecteur découvre alors (mais il l’avait deviné à ce stade) que c’est le Dr. Ahrimann lui-même qui est à l’origine de toutes ces maladies mentales. Par un procédé combinant hypnose et drogue, en trois séances dont ses victimes ne gardent aucun souvenir, il parvient à dominer tout être et prend un malin plaisir à soumettre les femmes les plus jolies aux perversions les plus extrêmes, à détruire, abuser les hommes et femmes sous son pouvoir pour finalement les contraindre au meutre sanglant et au suicide.

Pour cela, le médecin se sert de simples mots clés qui activent ses victimes, suivis de haikus qui déclenchent la programmation. Dès qu’une de ses poies entend le mot clé, elle est perdue, perdant toute sa personnalité.

Ainsi le médecin peut contraindre une mère à tuer son propre enfant sans aucune émotion, sans s’en souvenir.

Voilà donc Martie et Dusty entre les mains de ce médecin machiavélique et confronté au pire et plus incroyable des dangers, eux-mêmes ! A tout moment le Dr. Ahrimann peut décider de les contraindre à se tuer.

Parviendront-ils à se libérer de son emprise à temps ?

Mon avis sur « False Memory » (Mémoire truquée)

Dès les premières pages, Dean Koontz nous plonge dans un monde dominé par la peur et accroit la tension psychologique d’une façon insidieuse, magnifique. Il est le véritable maître de ce genre de thriller psychologique, sans contestation possible. « False Mémory » nous plonge dans le labyrinthe de la psychologie, de la domination mentale, de la peur absolue de nous même. A qui faire confiance si nous ne pouvons pas nous faire confiance nous-mêmes ? L’arme qui devait nous protéger peut être celle qui, guidée par notre propre main, peut nous tuer ! L’homme inconnu dans la rue peut, soudain, se jeter sur nous pour nous tuer. Tout devient ombre, tout devient terrifiant.

Le seul reproche que je ferais à ce livre est qu’il est trop long. Dean Koontz a cru devoir intégrer des éléments d’un « complot » plus large, des fils de domination tendus à travers le pays, ce qui ralentit et rallonge inutilement le livre dans sa toute dernière partie, lorsqu’on attend simplement l’affrontement finale. Cette évolution de l’intrigue me semble totalement superflue, cela n’apporte rien, et je le regrette, car à la fin je souhaitais vraiment simplement finir.

Ce qui fait que je n’accorde que 8 points à un livre qui en aurait mérité 9 s’il avait fait deux cents pages de moins (en livre de poche il fait 750 pages).

Quoi qu’il en soit, je ne peux que conseiller « False Memory », aux fans de Koontz, mais également aux autres lecteurs de thrillers !

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