I wanna hear you Skream !

Publié le 25 juillet 2010 par Dalecooper

Si il y a en a bien un que l'on entend crier même dans l'espace, c'est bien Skream. S'imposant comme un pilier incontournable de la scène dubstep avec son single Midnight Request Line dès 2005, le producteur de Croydon a su depuis se faire entendre de tous à travers une hyperactivité musicale qui confine au pathologique. Artisan de l'essor phénoménal du genre au cours des années 2000, Skream en a épousé toutes les évolutions, du halfstep atmosphèrique jusqu'au wobble en passant par le revival 2 step. Longtemps affilié au dubstep orthodoxe, Oliver Jones est désormais en position de réussir l'impossible, à savoir maintenir une street credibility intouchable tout en opérant une mainmise sur le mainstream. En cela 2010 est une année charnière pour le bonhomme, qui ,au prix d'une productivité impressionnante, fait résonner sa voix à peu près partout en inondant les différents niveaux du marché musical de ses tracks innombrables. Ainsi les internautes peuvent se régaler depuis quelque temps d'inédits skreamesques lâchés à intervalles réguliers dans le cyberespace, pratique qui témoigne de l'extinction progressive de la culture de la dubplate exclusive mais qui permet d'occuper le nouveau terrain de jeu des mélomanes, désormais mondial.


Robin S - Show Me Love (Skream Remix) (Not On Label / 2010)A un second niveau, Skream renouvelle son allégeance au canal historique en publiant dans quelques jours son deuxième album solo, Outside The Box, chez Tempa, label incubateur du dubstep. Autant le dire tout net, l'extrait proposé en téléchargement ci-dessous, déjà disponible sur le long format de Laroux, ne rend pas justice à son talent et on espère trouver beaucoup mieux sur son lp.

Skream Ft Laroux - Finally (Tempa / 2010)Enfin , en compagnie de son pote Benga, il réactive son projet Magnetic Man, désormais signé sur une major. A l'écoute du premier single I Need Air, l'objectif clairement affiché semble être ni plus ni moins que de conquérir les conduits auditifs de tout être humain étant en mesure de pouvoir encore s'en servir tant le morceau fourmille d'éléments populistes, avec de forts emprunts à Faithless. Avec une telle stratégie multi-niveaux , l'extinction de voix n'est donc vraisemblablement pas à l'ordre du jour.