Grrr aux poseurs/euses de bandrilles et à celles et ceux qui paient pour les regarder faire
Bonjour aux zotres
Je mange de la viande avec plaisir, je n'ai rien contre certaines formes de chasse et de pêche (mais certaines me semblent indignes) qui s'inscrivent dans une logique alimentaire que certain(e)s végétarien(ne)s jugeront sans doute barbare mais que j'assume avec appétît et qui, au moins, explique le fait de tuer des animaux.
D'autres animaux sont tués au nom de la tradition et à mes yeux, ce prétexte est révoltant et ne saurait constituer une justification. La tradition est la source de maintes injustices et barbaries envers les humains et encore plus souvent à l'encontre des humaines partout sur la planète mais aujourd'hui je me contenterai d'évoquer certaines cruautés dont sont victimes les animaux.
Il y a quelques années encore, en Espagne, au cours d'une fête de village (sic !), on jetait une chèvre du haut d'un clocher. Depuis peu, on se contente d'une chèvre en carton mais la pratique subsiste ailleurs avec des volailles (dindons) et d'autres tout aussi absurdes et cruelles perdurent lamentablement comme celle qui consiste à faire parader un âne pour le rouer de coups et à lui coller des pétards dans les oreilles jusqu'à ce qu'il meurre. Follement divertissant, pas vrai ? Comment peut-on faire "ça" ? Au nom de qui, de quoi ? Et que dire du sort réservé à des milliers de chiens (des lévriers notamment) utilisés pendant la période de chasse pour leur vélocité et assassinés ensuite ?
La Catalogne vient d'avoir le courage (les couilles de taureau pourrait-on dire) d'interdire la corrida à partir de 2012 et je crie bravo même si je ne comprends pas bien l'intérêt d'attendre autant (bon, OK Daniel, en vrai je vois bien pourquoi). Certain(ne)s noteront que c'est certainement autant sinon plus pour des motifs politiques que pour des raisons humanistes et morales. Et alors ? Tant mieux si une décision purement politique sert au final la morale et grandit l'humanité.
Quelques raffinements barbares espagnols à l'égard des animaux évoqués ici
Le martyr des ânes du pero palo décrit ici
Intéressantes analyses sur la symbolique religieuse de la corrida et sur les liens unissant l'église catholique et la tauromachie ici et là (ben oui, le taureau n'est rien d'autre que le symbole du malin).