Festival de la correspondance de Grignan: un bilan très...chaleureux.

Par Apollinee

Didier Bezace et Michel Duchaussoy, as Maxime Gorki et Anton Tchekov,  se donnaient une réplique flamboyante, dimanche 11 juillet, lors de la lecture-spectacle librement adaptée de Virgil Tanase, qui clôturait le 15e Festival de la Correspondance de Grignan. Le public venu en masse combler les strapontins de la Collégiale leur adressa une standing ovation, aussi dévolue, à n'en pas douter, à l'ensemble des manifestations d'un Festival très réussi.

    Revenons dès lors sur quelques moments forts du Festival, inauguré, mercredi 7 juillet, vers 18 heures, à l'ombre - si l'on peut dire - de la statue de notre chère Marquise.

 

 

 

Bruno Durieux, Maire de Grignan et fondateur du Festival de la Correspondance, donne le coup d'envoi de la quinzième édition, remerciant chaleureusement Claire Chazal, pour son soutien répété à la manifestation, Anne Rotenberg, Directrice artistique, et Michel Bouquet, invité d'honneur de l'année 2010. L'occasion aussi de remercier les innombrables bénévoles qui concourent au succès du Festival.

C'est une Macha Méril sublime et  princière qui campa la Marquise de Sévigné, pour la lecture-spectacle inaugurale du Festival, en la Collégiale de Grignan. Orchestrés par Françoise Hamel (Madame de Sévigné ca au théâtre, éd. Triartis, voir chronique sur ce blog), des extraits de la célèbre correspondance évoquaient les représentations théâtrales, signées Corneille, Racine, Molière, auxquelles la marquise assista. Des airs d'Atys de Lully épousaient l'atmosphère d'une scène tout simplement ...magistrale.

  

 Samedi 10 juillet rassembla, en L'Epistolière (Grillon) la tablée d'un petit-déjeuner littéraire, consacré à Bruno de Cessole et son roman, Le moins aimé ( Ed. de la Différence - Chronique sur ce blog). 

 Descendant de la Marquise, en onzième génération, le romancier déclara d'emblée afficher une sympathie supérieure pour Charles (de Sévigné), privé de descendance, à celle qu'il nourrissait, pour son aïeule Françoise-Marguerite de Grignan.  Anti-héros par excellence, maltraité de son vivant autant que par la postérité, Charles possédait une élégance de coeur et de plume particulièrement attachante. Le déficit d'amour que lui voua sa mère, Marquise de Sévigné, inspira à Bruno de Cessole, l'idée d'une  juste réhabilitation.

Le petit-déjeuner, inscrit au rang des ateliers-lecteurs de l'Evénement, fut rendu très sympathique par la courtoisie de l'invité, son écoute attentive et avenante des nombreuses questions que lui posèrent des participants conquis par le sujet. Ancien Maire de Grillon, Monsieur Pierre Vollant ravit, à son tour, les convives, d'une érudition impressionnante sur l'Enclave des Papes. Et l'on disserta alors truffes, eau de source, chasse ...- Bruno de Cessole, cumulant,  en plus de ses activités de romancier et critique littéraire pour la revue Valeurs nouvelles, la rédaction en chef de la revue Jours de chasse. Une façon enviable d'unir passion et vie professionnelle.

   

Dimanche 11 juillet consacra la rencontre littéraire avec Bruno de Cessole, organisée par le Festival de la Correspondance, dans la Cour du Tricastin.

L'auteur était interviewé par Karine Papillaud, devant une assemblée fournie, malgré la chaleur oppressante qui sévissait en ce début d'après-midi. Et la journaliste d'insister sur le côté particulièrement vivant du roman épistolaire, partant,  du portrait de Charles de Sévigné.

 Une dépêchée, particulièrement ravie, au Festival de la Correspondance de Grignan,

Apolline Elter