Varii (leaks et immo)

Publié le 27 juillet 2010 par Egea

Plutôt qu'un billet très construit (nous sommes en été, n'est-ce pas), juste quelques points de réflexion :

  • Affaire wikileaks
  • politique immobilière de la défense

1/ A propos de l'affaire WIkileaks : on lira l'article (polémique?) de Charles sur Ags. Je n'ai en fait aucun commentaire à formuler sur le fond. Juste une interrogation : la notion de secret a-t-elle encore du sens de nos jours ? la multiplication des moyens de production d'information, donc de transmission, rend l protection du secret de plus en plus aléatoire. Un secret doit être "rare" pour pouvoir être tenu. Ce qui relativise tout autant les ambitions des communicateurs. A ce sujet, l'édito du Monde d'hier, au sujet de la démission du PDG de BP, procure un effet miroir important à notre propos :

"Les plans média les plus sophistiqués mis en place par BP ont montré leurs limites. La première entreprise britannique n'a pas pris la mesure du bouleversement du paysage médiatique. "Chienne de presse", relayée par une foule de politiciens qui transforment de petits ennuis en un feuilleton international : à l'heure de l'Internet, cette vieille antienne est dépassée.

Investisseurs et acteurs financiers ne se nourrissent plus seulement des grands journaux cajolés par les experts de la "com". Pour se tenir informé, le must est désormais de consulter les blogs. BP a sous-estimé leur impact. Anonymement, banquiers, traders et autres gestionnaires de fonds ont balancé sur ces sites toutes les vérités à propos de BP qui ne sont pas bonnes à dire. Tony Hayward tombe à cause de cet environnement-là aussi. "



2/ On me signale la parution d'un rapport du Sénat sur la politique immobilière du MD. Voici ce que dit l'avant-propos :

" Nous savons que la politique immobilière du ministère de la défense revêt une importance particulière parce que, dune part, la loi de programmation militaire pour les années 2009 à 2014 prévoit des recettes immobilières, issues en particulier de cessions, à hauteur de près de 2 milliards d'euros, la quasi-totalité d'entre elles étant escomptées sur les trois années 2009-2011. Or, cet objectif reposait très largement sur un audacieux schéma de vente par anticipation des emprises immobilières parisiennes devant être libérées en 2014, qui se révèle désormais impossible à concrétiser. D'autre part, le ministère de la défense souhaite regrouper les différents états-majors et la direction générale de l'armement (DGA) autour du ministre en un lieu unique, sur le site de Balard, dans le XVe arrondissement de Paris''.

Derrière un aspect technique, un sujet d'économie de défense qui suscite l'intérêt des parlementaires, et donc du public.

O. Kempf