Samajam, le bonheur des percussions

Publié le 12 août 2010 par Raymond Viger

Hochelaga-Maisonneuve et l’économie sociale

Samajam, percussions et modèle d’affaire

Samajam, est la plus importante école de percussions… au monde! Dans son quartier général basé dans Hochelaga-Maisonneuve, l’école reçoit plus de 800 élèves par semaine… et ce chiffre ne cesse d’augmenter ! Comment expliquer cette popularité ? Jouer de la percussion rendrait heureux, même que ce serait contagieux!

Marie-Josée Richard   Dossier Culture, Économie

Samajam, c’est une école de percussion fondée il y a cinq ans par Louis Bellemare, un ancien agent financier, spécialisé dans le capital de risque dans le domaine culturel… et professeur de djembé (tam tam africain). Son amour pour les percussions et les échanges multiculturels l’a amené à tout lâcher pour se consacrer à sa passion… et la transmettre aux autres! « La pratique des percussions demande un lâcher-prise, qui stimule le cerveau droit, siège de la créativité… et amène surtout beaucoup de plaisir ! » insiste le président fondateur, les yeux pétillants.

Dans les studios de Samajam, les mordus du rythme peuvent s’inscrire à cinq différents cours de percussion : latine, africaine, brésilienne, arabe et le stomp*. Aussi, deux types de danse sont offerts : gumboots** et la danse africaine. L’automne dernier, on a aussi offert un cours de création et de mise en scène, tout désigné pour mettre sur pied des spectacles avec des groupes de percussionnistes.
* Stomp : Les instruments de musique sont des objets de la rue : poubelles, chaudières, banc de parc, etc.
** Gumboot : Type de danse africaine percussive se pratiquant à l’aide de bottes de caoutchouc. Il s’agit d’une danse développée par des mineurs africains.

Samajam s’est beaucoup fait connaître par les spectacles du Samajam World Band (SWB), ainsi que ceux de ses professeurs et élèves. Parmi ses dernières parutions publiques : l’ouverture du spectacle-bénéfice L’union fait la force, soit un concert bénéfice pour Haïti, tenu le 21 janvier dernier au Théâtre Télus, en compagnie des Colocs, Loco Locass, Mélanie Renaud, Paul Piché et de nombreux autres. Samajam a aussi réalisé l’ouverture de la Série Montréal-Québec le 22 janvier cette année en plus de paraître à l’émission En direct de l’univers à Radio-Canada le 30 janvier dernier. À la télé, on l’a aussi vu à Belle et Bum et dans des téléthons.

L’écho des djembés… jusque dans les bureaux!

Avec le temps, Samajam est devenue bien plus qu’une école. Depuis quatre ans, l’organisme offre des programmes de formation en entreprise permettant de renforcer l’esprit d’équipe, communément appelé du team building. Avec plus de 300 interventions chaque année, grâce au travail d’une équipe d’animateurs expérimentés, Samajam est devenu un leader incontestable dans ce secteur au Québec.

« Les participants sont souvent ultraconditionnés par leur rôle en entreprise ou leur statut en société. » explique M. Bellemare. « Dans un atelier Samajam, que vous soyez l’employé ou le patron, avocat, ingénieur, comptable, médecin, ça n’a plus d’importance. Même les gens les plus rationnels finissent par entrer dans le jeu! C’est comme si le masque social tombait… rendant les gens plus vrais. C’est qu’on aborde les gens avec le cœur; je m’adresse avant tout aux êtres humains devant moi. Ça les ramène à leur humanité et les connecte avec leur instinct. »

Voici qui a un effet positif sur l’individu, mais aussi sur tout le groupe, qui doit apprendre à collaborer ensemble. « On veut faire vivre des expériences collectives extraordinaires par nos interventions. » poursuit le fondateur. « Ça nous permet aussi de tester des valeurs véhiculées par l’entreprise comme le respect, la communication, l’entraide ou la performance. » Voici qui marque profondément les relations de travail… pour le mieux !

Un cours conçu et enseigné par Louis Bellemare est aussi offert aux gestionnaires d’entreprise : les 7 grandes clés pour mobiliser rapidement ses équipes. Il s’agit de la seule entreprise au Québec accréditée pour des formations dans le domaine des percussions par Emploi-Québec, dans le cadre de la loi sur les compétences, qui demande que 1% de la masse salariale de l’entreprise soit versée en formation aux employés annuellement.

Donner au suivant

Le bouche à oreille fait son petit bonhomme de chemin pour Samajam, preuve que les clients apprécient et recommandent l’entreprise autour d’eux. « On devra même penser à exporter nos services en dehors du Québec, comme en Ontario, aux États-Unis, même en Europe. » dit M. Bellemare. « C’est fantastique car cette demande à l’international nous permettra de financer nos projets locaux, à caractère sociaux et humanitaires. »

Samajam est un organisme sans but lucratif (OSBL). Depuis deux ans, tous ses profits font rayonner différents projets sociaux et humanitaires. « On croit à une transition qui passe par le cœur : toute la finalité de ce que l’on fait doit retourner à la communauté! » indique le président fondateur.

Au total, pas moins de 300 personnes en bénéficient chaque semaine, touchant une cinquantaine d’entreprises caritatives chaque année. Parmi les clientèles ciblées : en priorité, les enfants du quartier, puis les jeunes de la rue, les itinérants, les autistes, les sourds et muets, les gens en réinsertion sociale, de même que des personnes en réadaptation physique.

Samajam déménage le 1er août pour rejoindre le Théâtre sans fils dans l’ancienne caserne de pompier No 1, située au 411 Letourneux
3035, De Rouen, Montréal
(514) 598-1554
info@samajam.biz 
www.samajam.biz

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