Non a la liberation des malfrats de l'arche de zoe.

Publié le 21 décembre 2007 par Menye Alain

"J'irai chercher ceux qui restent, quoi qu'ils aient fait",déclarait le 6 novembre dernier le président français qui voulait s'asseoir sur la souveraineté du Tchad. Or, il n'en a rien été, d'où l'ouverture du procès des Négriers, le mot n'est pas assez fort, de l'Arche de Zoe.
Rappelons que les "humanitaires" emprisonnés depuis le 25 octobre au Tchad risquent une condamnation de 5 à 20 ans de travaux forcés pour avoir monté une opération NEGRIERE, c'est à dire une razzia suivi de la déportation en Europe de 103 enfants tchadiens. C'est bien un Crime, n'en déplaise aux médias et comités de soutien qui ont relayé l'idée d'une opération menée par des "humanitaires au grand coeur."
Le procès tant souhaité par les tchadiens et les Africains, celui des six mercenaires de "l"humanitaire", qui s'ouvre ce vendredi devant une cour criminelle de la capitale N'Djamena, devra rendre la justice aux familles dont les enfants étaient condamnés à la déportation. Il ne fait pas de doute, compte tenu des rapports entretenus par la France et ses anciennes colonies africaines, que l'on se dirige vers une condamnation formelle et un règlement politique de l'affaire, sur fond de tractations diplomatiques.Les NEGRIERS purgeront-ils le début de leur peine au Tchad, avant une très probable extradition, sachant que les peines retenues au Tchad s'annuleraient automatiquement en France ? Le Président tchadien Idriss Deby va t-il gracier les 6 mercenaires de l'Arche de Zoe après qu'ils aient été jugés et condamnés? Combien l'Etat Français, donc les contribuables, paiera t-il pour dédommager les familles des 103 enfants tchadiens ?
Aujourd'hui, il semble bien que l'on se dirige tout doucement, pour ne pas froisser l'opinion publique tchadienne et Africaine en général, vers cette sortie de crise dans laquelle le Tchad affirmerait sa souveraineté et la justice locale respecterait les fondamentaux de "l'impartialité". Un magistrat tchadien ayant requis l'anonymat ne dit pas autre chose :"S'il y a quelque part une grâce présidentielle, cela ne nous regarde pas. Notre travail se limite au niveau du circuit judiciaire (... ) Même si les accusés venaient à être graciés par le chef de l'Etat après avoir été jugés et condamnés, justice aura été rendue".
On transmettra au Président tchadien Idriss Deby, ces propos rapportés par Reuters, ceux d'un Yves Djérabé, Africain de condition très modeste et vendeur de journaux à la criée en face du palais de justice de N'Djamena, qui résume parfaitement l'opinion Africaine : "Il faut que ce procès soit exemplaire et qu'au-delà du Tchad, toute l'Afrique soit désormais respectée par les ONG qui viennent pour, disent-elles, aider les peuples africains en souffrance." En clair, il est temps d'en finir avec les mauvaises habitudes de la FRANCAFRIQUE !

Quoi qu’ils aient fait ils doivent être jugés au Tchad
Vidéo envoyée par
heru

Voici la vidéo thotep de la manifestation organisée par le collectif autour des 103 enfants du Tchad à paris place Trocadéro le 17 novembre 2007

Source: ALERT2NEG.