Soirée Roberto Arlt : L'autre écrivain argentin avec les éditions Asphalte pour Eaux-fortes de Buenos Aires et les éditions Belfond pour Les sept fous. Mardi 14 septembre à 19h

Publié le 20 août 2010 par Slal

Paris, Place de l'Estrapade, août 2010

Mardi 14 septembre à 19h
à la nouvelle librairie El Salón del libro, 21 rue des Fossés Saint-Jacques. Paris 5e (Près du Panthéon).
Soirée Roberto Arlt (1900 - 1942) : L'autre écrivain argentin avec les éditions Asphalte pour Eaux-fortes de Buenos Aires (1928 et 1933) et les éditions Belfond pour Les sept fous (1929).


Gersende Camenen & Roberto Arlt
Roberto Arlt est une grande figure de la littérature argentine. Il est notamment connu pour son roman Le Jouet enragé qui marque la naissance de la littérature urbaine argentine comme un genre à part entière. Écrivain de la ville mais aussi des marginaux, des délaissés (Les Sept Fous, Les Lance-flammes), Arlt manie à merveille une langue hybride, faite d'espagnol traditionnel et d'argot de Buenos Aires.

Traduit de l'espagnol par (Argentine) Isabelle et Antoine Berman
La redécouverte d'une figure hautement polémique des Lettres argentines. Dans le Buenos Aires des années 1930, le destin d'un homme qui, confronté à l'humiliation, la violence et la misère, cherche une échappatoire dans le rêve et la folie. Portée par une écriture en uppercut, une oeuvre-culte, saluée par Cortázar et Onetti.

Employé à la Compagnie sucrière, Erdosain a pris l'habitude de puiser dans la caisse. Dénoncé, il est sommé de rembourser six cents pesos et sept centimes, et découvre le même jour que sa femme le quitte.

Aux abois, il part trouver l'Astrologue, un être aussi mégalo que délirant, qui a pour projet de fonder une société secrète financée par les revenus d'une chaîne de maisons closes.

Avec lui, un maquereau mélancolique, un rentier pervers, un pharmacien mystique, un aventurier chercheur d'or, un officier corrompu, un tueur illuminé : sept fous lancés dans une entreprise abracadabrante, sept fous lâchés au coeur des bas-fonds de la ville. Et Erdosain, en quête d'une raison d'exister, d'un Dieu qui toujours se dérobe.

Chroniques traduites de l'espagnol (Argentine) par Antonia Garcia Castro
Écrites entre 1928 et 1933, ces chroniques sont autant d'instantanés, de tableaux courts de la capitale argentine, de ses habitants, de ses coutumes et de son rythme.
Car il y a bien une faune et une flore particulières à l'endroit : ses jeunes oisifs plantés sur leur perron, ses chantiers de construction pillés de leurs briques, ses maisons de tôle ondulée aux couleurs passées. Chaque curiosité de Buenos Aires fait l'objet d'une eau-forte, petit bijou littéraire savamment rythmé par un auteur qui n'a peur ni des écarts de langage ni des mélanges peu orthodoxes.