Iran assassin

Publié le 05 septembre 2010 par D.ieu Nous Aime...
En France, la mobilisation s'intensifie pour faire pression sur le gouvernement islamique de l'Iran, qui a condamné le jeune Ebrahim Hamidi, à la pendaison pour homosexualité.

Les écrivains Philippe Besson et Gilles Leroy, rejoints par des personnalités de la culture ont lancés, 1 septembre 2010, dans le journal Le Monde un appel à casser la condamnation qui pèse sur Ebrahim Hamidi.
Ebrahim Hamidi a en effet été condamné à être pendu, peine qui a été confirmé en appel.
Cet appel intitulé "Ebrahim Hamidi a 18 ans et il va être pendu", est notamment soutenu par Alfredo Arias, Dominique Blanc, Arnaud Cathrine, Isabelle Gallimard, Vincent Josse, Claude Lanzmann, Camille Laurens, Jonathan Littell, Paul Otchakowsky-Laurens ou Atiq Rahimi.

Les écrivains soulignent "Après Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée à la lapidation pour adultère, l'Iran persiste et signe en condamnant à la pendaison un jeune homme soupçonné d'homosexualité".
Ils poursuivent "Cette seule perspective suffirait à nous horrifier, tant elle est contraire à la notion même d'humanité et nous laisse imaginer la terreur dans laquelle vivent les homosexuels iraniens".
L'accusation "aurait été montée de toutes pièces à la suite d'une rixe banale et les aveux d'Ebrahim extorqués sous la torture. Au cours de son procès, l'accusé n'a pas eu droit à la moindre représentation légale. Quant au verdict, il a été prononcé par un magistrat qui s'en est remis à son propre jugement, procédure utilisée lorsqu'il n'existe pas de preuve formelle".
De plus, en juillet, la "victime" présumée d'Ebrahim Hamidi a reconnu avoir porté contre lui de fausses accusations sous la pression de ses parents.
Les auteurs rappellent que la sentence n'a pas été annulée pour autant.
L'appel conclut "Il va mourir, si nous ne nous mobilisons pas (…). Si nous ne crions pas haut et fort et partout que cette condamnation est insupportable et qu'elle doit être cassée".
Vendredi 3 septembre 2010, toujours en signe de protestation et pour faire pression, une cinquantaine de personnes s'est rassemblée sur le parvis du Trocadéro à Paris, pour un
kiss-in qui s'est finalement transformé en "die-in"
.
L'ambassadeur français pour les droits de l'Homme avait fait le déplacement.
Vers 20h, une voix s'est élevée, disant "Vous êtes tous là pour soutenir Ebrahim Hamidi, emprisonné en Iran. Mais pour le soutenir, nous n'allons pas nous embrasser comme c'était prévu, nous allons nous coucher sur le sol".
Un peu surpris, ceux qui s'étaient donné rendez-vous pour un kiss-in de soutien, se sont allongés épars sur le marbre et sont restés immobiles pendant plusieurs minutes, silencieux, comme des morts.

Arthur Vauthier, à l'origine des kiss-in contre l'homophobie, qui depuis deux ans se développent dans toute la France et même hors des frontières, explique "Pour cette circonstance, on nous a suggéré de choisir plutôt ce mode d'action. Et on a retenu l'idée, car on veut avant tout afficher notre soutien à Ebrahim, sans donner des leçons de tolérance qui d'ailleurs est loin de toujours exister en France".
Arthur Vauthier est plutôt satisfait du nombre de participants.
Il explique "En apprenant le sort de cet Iranien, je ne pouvais pas rester sans rien faire. Bien sûr, ce n'est pas cela qui va tout changer, mais ce rendez-vous a permis de faire connaître cette affaire à des gens qui n'en avaient pas entendu parler, et c'est déjà ça".
Et quelques personnalités figurent parmi ceux qui ont entendu son appel.
François Zimeray, l'ambassadeur français pour les droits de l'Homme, qui a tenu à assister à l'événement, été accompagné de Thierry Coudert, conseiller UMP de Paris.
S'il confie ne pas avoir de nouvelles informations sur le sort du jeune Iranien, il veut souligner que "c'est une affaire qui mobilise tout le réseau diplomatique. C'est à la fois un combat pour Ebrahim Hamidi, mais aussi contre la peine de mort, encore prononcée en Iran. La France est engagée, et d'ailleurs Bernard Kouchner rencontrera lundi l'avocat d'Ebrahim Hamidi".
Le 1 septembre, le ministère français des Affaires étrangères a officiellement appelé "les autorités iraniennes à libérer Ebrahim Hamidi, ainsi qu'à respecter les engagements internationaux qu'elle a librement contractés".
Souhaitons que cette mobilisation internationale fera fléchir les homophobes mollahs et responsables iraniens.
Une pétition est toujours ouverte en ligne pour recueillir les signatures de soutien : http://www.gopetition.com/petition/38289.html
Seigneur, aide notre frère iranien persécuté.