Le film du mois : « The Housemaid » de Im Sang-soo

Par Cannes En Live !
Bon, autant le dire tout de suite, ne vous attendez pas à l'Oncle Boonmee comme film du mois sur Cannes en LIVE ! Non mais vraiment, à voir le succès critique actuel du film, on se dit quand-même qu'il y a anguille sous roche … car le lendemain de sa projection à Cannes, la majorité des critiques présentes sur la croisette le « descendaient » proprement !
Alors faut-il aimer la palme d'or pour exister ? (Vous avez 2 heures, je ramasse les copies de philo à la fin). Ici, on dit "halte à la post-Cannes-attitude" !! « C'est silencieux, c'est long, c'est lent donc c'est bien ?», pas toujours pour un film, voyons ! J'en vois au fond qu'y nous reprochent de ne pas être sympa, que le film et son réalisateur ont un coté sincère qui mérite notre attention ... … oui, et bien allez le voir si vous avez la carte UGC illimitée, on en reparlera ensuite ! Et pour ceux qui crient au génie, il est temps de changer de lampe …...
Nos impressions étaient un peu mitigées lors de la projection du film des hommes et des dieux, relatant l'histoire vraie de prêtres qui ne veulent pas quitter leur monastère, perché dans les montagnes du Maghreb, malgré l'instabilité du pays. La sincérité du propos et de la réalisation de Xavier Beauvois pousse au respect.  Quand je lis ça et là les critiques et interviews, je me dis que j'ai peut-être râté un truc. A revoir …à tête reposée donc ...

Bref, laissez l'oncle de coté et allez plutôt vous régaler devant The Housemaid, film de commande et remake (ça partait donc mal  ...…) de The Housemaid (tiens donc) de 1960. Pour rappel et pour ceux qui n'ont pas remarqué que le nom du film dans ce paragraphe pointait sur notre critique, la nouvelle version mise en image par Im Sang-soo raconte l'histoire d'une aide-gouvernante embauchée par une famille bourgeoise pour s'occuper de leur fillette.

Sans dévoiler l'histoire, on baigne dans une ambiance de luxe malsaine, dans laquelle les personnages se croisent et « s'entrechoquent » pour le meilleur et pour le pire. Hitchcock n'aurait pas désapprouvé le suspens mis en place dans cette grande demeure qui prend l'allure d'une prison dorée, et dans laquelle la violence des actes et des paroles peut être dérangeante pour certains.

Âmes sensibles ...… respirez un bon coup et allez-y quand même !

La critique ICI et la bande annonce LA.

L'histoire : Remake du film éponyme de Kim Ki-young. Eun-yi, la quarantaine divorcée, est engagée comme gouvernante dans une riche maison bourgeoise. Très vite, le mari de la famille, Hoon, tire avantage de sa position et en fait sa maîtresse. Mais lorsque Eun-yi tombe enceinte et que son secret est découvert par la famille, elle est forcée d'avorter. Déjà fragile, elle perd alors complètement pied et décide de prendre les choses en main.

Seb