Belgique : “on en saura plus dans quelques jours”

Publié le 05 octobre 2010 par François Collette

 

Si vous ne le savez pas encore (les médias français sont plutôt muets sur le sujet), c’est une fois de plus l’impasse politique totale dans ce non-pays, près de 4 mois après les élections du 13 juin dernier qui ont sacré deux grands vainqueurs antinomiques et antagonistes : les nationalistes flamands de la NV-A emmenés par Bart De Wever et le PS francophone d’Elio Di Rupo.

L’incontournable Bart De Wever, grand manipulateur flamand des marionnettes francophones, soutenu par quasi tous les partis nordistes qui n’osent pas quitter son sillage sous peine d’être considérés comme de mauvais flamands, a décidé de claquer la porte des interminables négociations gouvernementales engagées avec le sémillant président du PS, Elio Di Rupo, entouré de ses deux laquais, la présidente du CDH (chrétien-démocrate) et le chef des petits hommes verts (Ecolos) dont je tairai les noms tant ils manquent d’envergure.

La balle est désormais et à nouveau dans le jardin du Roy

Le brave vieil homme, chef d’Etat fantoche d’un pays en mort clinique, est un peu considéré comme une « Ménie Grégoire » ou, plus actuelle, une « Caroline Dublanche » à qui les hommes politiques en désarroi se confient et demandent conseil. Plus par tradition et déférence que par impératif politique car, contrairement aux idées reçues, cette activité royale n’est pas inscrite dans la Constitution.

Albert II, personnage sympathique et jovial, hautement apprécié du peuple « belge », a le malheur d’être un des derniers refuges politiques après échec et il en porte tout le poids avec deux fameux lests dans les poches qui plombent sa liberté d’action : dans l’une, des conseillers – dont l’immortel chef de cabinet - très conservateurs et belgicains, dans l’autre, une terrible pression des partis politiques, collante comme un sparadrap.

La balle est donc désormais dans le jardin d’Albert II qui, à n’en pas douter, va désigner un nouveauté médiateur après la fin de mission des deux derniers. Ensuite, dans quelques jours ou quelques semaines, il reprendra ses consultations pour tenter à nouveau de trouver la potion magique qui pourrait réunir le nord et le sud. Ensuite…

Comme on le serine maintenant dans le monde politique et dans la presse, lassé et dépité, on en saura plus dans quelques jours.