« La Face cachée de la lune », au Théâtre de Sartrouville (annonce)

Publié le 11 octobre 2010 par Sumba

« La Face cachée de la lune » de Robert Lepage

Au Théâtre de Sartrouville, le jeudi 28 avril à 19 h 30 et les 29 et 30 avril à 21 heures


Travailleur infatigable et homme-orchestre de la scène mondiale, le québécois Robert Lepage, acteur-auteur-metteur en scène-cinéaste, sera pour la première fois sur la scène de Sartrouville, avec un spectacle culte, au récit finement ciselé et à la mise en scène originale. Le propos est intelligent, oscillant entre tendresse, humour, rêve et dureté des événements. A ne pas manquer.


Thésard et taiseux, homme pas fini, Philippe observe l’astre mort : «Avant que Galilée ne tourne son télescope vers le ciel, dit-il, on croyait que la Lune était un miroir poli dont les sombres cicatrices et contours mystérieux étaient en fait le reflet des montagnes et des mers de la Terre.» La tête dans les étoiles, Philippe étudie l’espace sans parvenir à y voir clair dans l’infiniment moyen de son quotidien. Le deuil de sa mère le rapproche de son frère cadet, André, météorologue, vedette de télévision et imbu de lui-même. Depuis une rivalité fraternelle, depuis la quête de sérénités intérieures et de vérités célestes, la Face cachée de la lune éclaire la compétition d’autres frères ennemis : les Soviétiques et les Américains, précipités dans la conquête de l’immensité cosmique. Yves Jacques, unique acteur et performeur, incarne tous les personnages d’une fresque historique et intime. Sur le plateau, un hublot se voit transformé en aquarium à poisson rouge, en ascenseur, en oculus de machine à laver ou en porte intersidérale. Sur les compositions de Laurie Anderson et quelques succès de Led Zeppelin, les trouvailles scéniques affluent dans un exercice virtuose de théâtre total. Souvenirs, traumatismes, désillusions et fous rires de l’enfance colorent le puzzle-scénario que son créateur Robert Lepage porta à l’écran au printemps 2003. L’art singulier de l’inventeur, acteur, homme de scène et de cinéma québécois joue, en alternance, depuis plus de vingt-cinq ans, d’une approche traditionnelle du récit et d’une recherche expérimentale, où les technologies de pointe se mêlent à la machinerie scénique. Né quelques jours après le lancement du premier Spoutnik, l’artiste convoque la vidéo, la sonorisation, le virtuel et d’autres joies de l’informatique pour ouvrir la représentation à de nouvelles voies narratives. Il chasse les trésors cachés d’un ordinaire exigu et s’évade par les travers d’une poésie astrale. Pierre Notte

Avec Yves Jacques / consultant à l’écriture Adam Nashman / collaboration artistique, idée originale Peder Bjurman / assistant mise en scène Pierre-Philippe Guay / musique Laurie Anderson / costumesMarie- Chantale Vaillancourt / marionnettes Pierre Robitaille, Sylvie Courbron / consultant à la scénographie Carl Fillion / son Jean-Sébastien Côté