Avec pas d'casque

Par Amstrad

"Si on change les équipes, ce n'est pas une revanche ", "Une fois le feu dans la tête, il faut un autre point de vue." Après la fin de l’enfance, le retour à la nature. Comme il l’avait fait sur Trois Chaudières de sang, Stéphane Lafleur s’attaque à un thème bien cerné: l’instinct, les pulsions animales, les racines, toujours à coups d’images riches et de jeux de mots savoureux.




Avec pas d'casque || Dans la nature jusqu'au cou from Dare To Care Records on Vimeo.
via infrasons : Avec pas d'casque : nom étrange pour l'un des groupes les plus étonnants du moment. Originaire de Montréal, le trio récite un folk hypnotique, orné de chœurs nonchalants dignes des Beatles de Revolver ou Rubber soul.
Imaginez le Brian Jonestown massacre avec l'accent québécois. Voilà qui serait bizarre, stupéfiant même ; mais pas forcément impossible, nos trois décasqués y parvenant avec une facilité déconcertante.Ce groupe m'offre par ailleurs l'occasion de revenir sur les relations litigieuses entre rock et langue française (sujet auquel j'avais déjà consacré un long article). Juste pour souligner que nos cousins québécois ont une approche bien moins complexée que la nôtre.
Dans cette joyeuse contrée, on ne débat pas pendant des heures pour savoir si le phrasé français est compatible avec les rythmes à quatre temps ou si plaquer la langue de Molière sur un mi-la-si ne revient pas à trahir Baudelaire ou Rimbaud. Non, on ne réfléchit pas : on prend sa guitare et on chante le plus simplement du monde dans sa langue maternelle. C'est plus simple, c'est rafraîchissant, et nous aurions de la graine à y prendre.
Je laisse évidemment la conclusion de cette chronique à notre bon vieux général qui, en écoutant Avec pas d'casque, n'aurait pu s'empêcher de s'écrier : vive le Québec ivre !
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