Le scandale méconnu du Distilbène

Publié le 26 octobre 2010 par My Green Glam @mygreenglam

Après quelques semaines d'absence et de belles vacances à Bali je reviens avec des nouvelles d'un livre sur le Distilbène, qui est sorti cette semaine, et dont l'auteur est Stéphanie Chevallier.
Malgré des études alarmantes et son interdiction dans de nombreux pays – dès 1971 aux États-Unis –, le diéthylstilbestrol, une molécule censée prévenir les fausses couches, commercialisée entre autres sous le nom de Distilbène, a été prescrit aux femmes enceintes durant près de vingt-cinq ans en France, provoquant des séquelles souvent irréparables chez leurs enfants.
Ce médicament avait pourtant été interdit aux Etats Unis dès 1971 en raison d'effets tératogènes (ie provoquant des malformations graves chez le fœtus) alors qu'en France le DES (plus facile à dire que diéthylstilbestrol,) a continué à être prescrit jusqu'en 1977...
Lorsque, à l’âge de 26 ans, Stéphanie découvre que sa mère a pris du Distilbène durant sa grossesse, elle comprend enfin l’origine de ses troubles et notamment pourquoi elle souffre d’une malformation de l’utérus.
Elle devine qu’elle ne connaîtra peut-être jamais les joies de la maternité. Elle s’aperçoit aussi qu’elle est loin d’être la seule victime et décide alors d’engager un véritable combat. Ce livre raconte l’histoire d’une jeune femme déterminée à conjurer le sort et à obtenir justice.
Stéphanie Chevallier, 36 ans, a fondé et dirige l’association Les Filles DES. Comme de nombreuses victimes, elle a porté plainte contre les fabricants du Distilbène en 2005. Elle attend aujourd’hui l’issue de ce procès.
Pourquoi je vous en parle aujourd'hui me direz vous?
Parce que Stéphanie cela pourrait être votre soeur, votre cousine, votre collègue de bureau qui a été allongée pendant toute sa grossesse, votre amie qui n'a toujours pas réussi à avoir d'enfants malgré ses multiples traitements.
Parce que l'histoire de Stéphanie, c'est aussi la mienne.
Et même si diffuser l'information ne réglera pas les problèmes des "filles Distilbène" comme on nous appelle, ne pas en parler c'est continuer à entendre des réflexions ahurissantes comme :"Le Distilbène c'est un truc inventé de toute pièce par les journalistes" (sic, heureusement, pas adressé à moi, sinon je l'aurai tué à coup d'hystérographie, lol) ou "tu en as de la chance, au lieu d'être au bureau tu vas te reposer chez toi pendant 6 mois" quand vous êtes enceinte et condamnée au repos strict allongée (et au bureau, j'aurais mille fois préféré y être...) ou pire "ben à ton age il faudrait quand même se décider à nous en faire un, hein?", sous entendant que vous êtes une sale égoïste carriériste et que c'est l'unique raison pour laquelle vous n'avez pas d'enfant à 40 ans...
Alors, oui, parlons en, pour que cela ne se reproduise plus, pour que peut être cela serve à celles qui ont des doutes à se faire dépister à temps, pour convaincre celles qui ont été victimes de cette cochonnerie de ne pas se laisser faire, de porter plainte contre le laboratoire si elles le peuvent.
Je vous recommande la lecture de l'interview de Stéphanie Chevallier paru dans Elle:


Astuce: en cliquant sur l'image vous l'aurez en format plus grand, pour pouvoir le lire sans loupe ; - )

Pour plus d'informations encore vous pouvez consulter les sites suivants:
www.des-france.org

www.lesfillesdes.com