Vie Chère : L’insaisissable flambée des prix

Publié le 28 octobre 2010 par 237online @237online
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Vie Chère : L’insaisissable flambée des prix

Écrit par Mutations   

Jeudi, 28 Octobre 2010 12:12

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Lorsqu'éclatent en février 2008 les émeutes dites «de la faim», le gouvernement avait lui-même reconnu que c'est la cherté de la vie qui était à l'origine du mécontentement général. Le Chef de l'Etat avait alors décidé, à travers une ordonnance, d'une fiscalité plus souple applicable aux activités d'importation et de commerce de certains produits de grande consommation, pour en amoindrir le coût sur le marché. Deux ans et demi plus tard, les prix de ces denrées ont au moins dépassé leur niveau d'avant février 2008, mettant en lumière la difficulté des pouvoirs publics à maîtriser le phénomène. Pourquoi les ménagères déboursent-elles toujours plus d'argent pour acheter les mêmes produits, et à qui profite la situation ?

C'est l'histoire véridique d'une poissonnerie à Bafia, dans le département du Mbam et Inoubou, qui n'ouvre ses portes que dans la nuit en ce mois de septembre 2010. Tandis que ses collègues servent quelques clients vraiment «spéciaux», Martial T. lui, fait des va-et-vient le long de la route qui longe la poissonnerie, prêt à donner l'alerte. A ce moment là, ce jeune homme, la trentaine, devient particulièrement ombrageux. Tout nouveau visage qu'il voit venir représente un danger. «Ils ont peur des éléments de la brigade départementale de contrôle des prix du ministère du Commerce», révèle un des clients nocturnes de cette poissonnerie.

«Le carton de maquereaux qui contient trois palettes de poissons coûte désormais 28.500 Fcfa», commence-t-il. Avant de poursuivre: «Il y a un mois on achetait le même carton à 26.000 Fcfa». Les responsables du ministère du Commerce s'opposent donc à cette nouvelle augmentation des prix et contraignent les poissonneries qui ne veulent pas s'exécuter à fermer. De fait, en cette mi-septembre 2010, toutes les poissonneries de la ville de Bafia restent systématiquement fermées dans la journée. «Nous les revendeurs, comment allons-nous vivre si on ne peut pas nous ravitailler?» demande notre interlocuteur, qui est venu spécialement de Wassé, l'une des localités environnantes, acheter du poisson pour le revendre. Evidemment, après avoir opéré une nouvelle majoration sur le prix déjà querellé. «Nous sommes obligés de les supplier de nous servir même à minuit. Même s'il faut leur trouver un pourboire», confesse un client.

Exportations
Sur les marchés du chef lieu du département du Mbam et Inoubou, quasiment tous les produits ont connu une énième hausse ces dernières semaines. Des produits vivriers à l'agro alimentation. Et c'est très souvent sans vendre le moindre vivre et sans rien acheter que les vendeuses repartent des marchés de jeudi et de vendredi. Cette situation est loin d'être exclusive à ce coin du Cameroun. Sur les marchés de la ville de Yaoundé, l'inflation est de rigueur. Riz, poulet, arachide, sucre, manioc, tomate... tout devient de plus en plus coûteux. Les commerçants deviennent aussi plus astucieux dans l'art de tromper la vigilance des consommateurs. S'ils font «l'effort» de respecter les prix fixés et concertés par le ministère du Commerce, en charge de la régulation de ces prix, c'est sur les quantités, qu'ils récupèrent «le manque à gagner». Et si ce n'est sur les quantités, se sera sur la qualité, ou sur les instruments de mesure. Dans les marchés de Yaoundé, apprend-on, le prix du sac d'oignons est passé de 45.000 et 70.000 Fcfa, entre janvier et août 2010.

En cause, expliquent les commerçants, l'absence de pluies qui a mis en péril une bonne partie de la production nationale, mais également la vente d'une autre partie non moins importante de cette production déjà déficitaire, à des acheteurs des pays voisins, ceci à des prix autrement plus élevés. A Douala, en fin août dernier, le prix du sac de haricot variait entre 64.000 et 50.000 Fcfa. Pourtant, quelques temps avant, ce même sac coûtait 40.000 Fcfa.
«C'est la première fois qu'il coûte aussi cher», indique une commerçante. Dans le même temps, le prix du kilogramme de viande de bœuf sans os était passé de 2200 à 2500 Fcfa. Celui du sac d'arachides de 100 Kg était déjà passé à 55.000 Fcfa. Du coup, pour réaliser quelques bénéfices, les détaillants sont obligés, apprend-on, soit de diminuer le volume des tasses de mesure, soit d'augmenter tout simplement les prix. La tasse de 125 Fcfa est ainsi passée à 150 Fcfa, du jour au lendemain. Une enquête menée à l'époque par votre journal révélait par ailleurs que la tendance haussière s'était ainsi étendue à tous les produits vivriers consommés dans la capitale économique du pays. Jusqu'aujourd'hui, cette tendance n'est guère retombée. Même si, ainsi que nous l'indique Marcelline Tehamou, une commerçante du marché de Ndokotti, quelques rares vivres comme le plantain, connaissent de temps en temps de brèves baisses de prix.

Pénurie
Dans la région de l'Est, le tableau n'est guère plus reluisant. Et même que la flambée des prix d'août dernier a été brusque et vertigineuse, ainsi que le révélait une autre enquête réalisée par votre journal sur les marchés de la région orientale du pays. En l'espace de quelques semaines, le prix de l'alvéole d'œuf était ainsi passé de 1 400 Fcfa à 2.250 Fcfa. Aujourd'hui, il faut aller débourser près de 2.500 Fcfa pour obtenir la même alvéole. Les vivres sont certes restés globalement à portée des bourses modestes. Mais les prix des produits agroalimentaires n'ont pas cessé de grimper. Le savon, l'huile de table, le sucre...sont deux fois plus coûteux qu'en juillet dernier. «Encore faut-il les trouver!», s'exclame une ménagère de Bertoua qui évoque les «récurrentes» pénuries de sucre à l'Est. C'est donc peu dire, que l'on n'est guère sorti du piège de la vie chère, deux ans après les mesures du Chef de l'Etat dont l'ambition largement clamé par le gouvernement était pourtant d'éloigner des populations, le spectre de la pauvreté.

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