Muriel (1994)

Par Eric Culnaert

Donc, Muriel est une fille grosse, laide, fan d’Abba, qui rêve de reconnaissance, de mariage et de prince charmant, fille du maire d’une petite ville de la côte australienne; lequel passe son temps à bétonner la plage, construire des complexes hôteliers et recevoir des pots de vin. Dans le genre famille, on fait mieux : sœur débile, frères boulets, mère dépressive à la masse…et son père a une maîtresse qui les rejoint toujours aux sorties familiales “quelle coïncidence !”. Muriel, rejetée par ses “copines” (poufiasses en rose bonbon sans morale), est embauchée par la maîtresse de son père dans le secteur cosmétique. En bref, elle doit acheter des coffrets de maquillage à la patronne et les revendre en faisant du bénéfice. Pour débuter son stock, son père lui donne un chèque en blancqu’elle s’empresse de dépenser en vacances au soleil pour rejoindre ses “amies” parties sans elle. Elle y retrouve une fille du collège perdue de vue, Rhonda, avec qui elle se lie d’amitié et qui l’aide à envoyer paître la bande de pétasses. Après un retour éclair chez ses parents (qui ont tout découvert), elle s’installe à Sidney chez Rhonda, grande fêtarde, auprès de qui elle pense changer de vie. Mais Muriel(qui change son prénom en Marielle) ment comme une arracheuse de dents, ne construit pas sa vie mais s’en invente une. Elle promet à Rhonda de s’occuper d’elle après que cette dernière a perdu l’usage de ses jambes à cause d’un cancer, mais se trouve un champion de natation en mal de nationalité australienne, qu’elle épouse pour réaliser ses rêves de reconnaissance (vive la célébrité) et d’amour (elle joue à fond le jeu de la romance). Rhonda repart donc chez sa mère, et Muriel s’ennuie dans l’appartement de son riche mari. Le déclic arrive quand elle apprend la mort de sa mère (suicide camouflé par le père), et se rend compte du mensonge de sa vie entière. Elle décide alors de plaquer son mari (qui commençait tout juste à s’habituer…), va rechercher Rhonda, et elles retournent toutes les deux à Sidney, pour commencer une nouvelle vie. C’est une comédie un peu datée, mais grinçante, et bien jouée avec dans le rôle titre Toni Colette (la maman dans Little Miss Sunshine), et Rachel Griffiths dans la rôle de Rhonda (si, si, la copine déjantée de Nate Fisher dans Six Feet Under…). D’ailleurs, il y a plein de critiques sur allociné, si ça vous intéresse !

Choisis ton arme et flingue la fin du film
  

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