Rebelote : Le bureau d’Albert Mbida à nouveau vandalisé

Publié le 02 novembre 2010 par 237online @237online

Écrit par Mutations   

Mardi, 02 Novembre 2010 10:11

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Des inconnus ont emporté des équipements et des liqueurs dimanche dernier dans le cabinet de l'inspecteur général du Mincom.
Qu'y a-t-il de spécial dans le bureau de l'inspecteur général (Ig) du ministère de la communication (Mincom), Albert Mbida, pour susciter autant la convoitise des bandits ? Après le cambriolage en août dernier de son bureau sis derrière le bâtiment principal abritant les services de ce département ministériel, des inconnus se sont à nouveau introduits dans son cabinet dimanche dernier.
Emportant cette fois l'écran d'un ordinateur, trois bobines d'encre pour imprimante, des cartons de bloc notes (achetés à l'occasion des 41èmes Assises de l'Union de la presse francophone que le Cameroun a abritées en novembre dernier), les sacs contenant le reste des tissus confectionnés pour cette grand-messe de la presse francophone, une bouteille de whisky et une bouteille de vin. «Pour le moment, je ne peux pas encore dire si des documents ont été emportés», avance le concerné.

Ce dernier s'étonne cependant qu'un vieil ordinateur et son unité centrale, un poste radio et des cartouches d'encre de chine «de mauvaise qualité» n'aient pas intéressé ces «visiteurs nocturnes.» A croire que ceux-ci savaient que ces matériels étaient défaillants. Lesquels visiteurs seraient, selon toute vraisemblance, passés par la fenêtre donnant accès au bureau de sa secrétaire, après y avoir démonté les vitres et brisé les antivols.
Sur le rebord de cette fenêtre qu'un ouvrier réparait hier à notre passage, l'on aperçoit nettement deux empreintes partielles de pied. «Ils ont d'abord commencé par enlever les persiennes de ma fenêtre. Ils ont dû abandonner car ils ont dû se rendre compte que ça allait leur prendre trop de temps», spécule Albert Mbida. C'est donc sans mal que ces présumés malfrats se sont glissés dans son bureau, la porte communicante entre le bureau de sa secrétaire et le sien n'étant pas fermée à clé.

Suspect
«Les portes principales donnant accès au bureau étaient verrouillées. On n'a pas jugé utile de fermer la porte communicante», explique Albert Mbida, soulignant que les serrures de ces portes avaient été renforcées peu de temps après le cambriolage du 28 août dernier.
Vingt-quatre heures après ce vol, le bureau de l'Ig du Mincom semble avoir essuyé un tsunami. C'est que, dans leur fouille, les présumés bandits ont mis la pièce sens dessus-dessous. Ce dernier nous reçoit ce lundi dans son bureau, assis derrière son pupitre où des documents, d'ordinaire bien rangés, sont épars.

Deux cartons, déchiquetés à certains endroits, jonchent le sol, plusieurs heures encore après le passage des éléments du commissariat central venus procéder au constat dans la matinée. «Je ne sais pas pourquoi ce n'est que ce bureau qui est visé», se demande-t-il, l'air plutôt serein. Toutefois, s'il ignore encore les raison ces actes de vandalisme répétés, M. Mbida pense que les auteurs de ce cambriolage doivent chercher «des dossiers sensibles ou compromettants» qu'il garderait dans son bureau. «Il y a rien de compromettant dans mes ordinateurs. Tous les dossiers sensibles sont retournés aux destinataires dès qu'ils ont été traités. Par ailleurs, je prends le soin d'effacer toute trace de ses dossiers dans l'écran, dans le disque dur et dans la corbeille. Je ne sais pas pourquoi ce n'est que ce bureau qui est visé», repète-t-il.

Si en août, le gardien commis à la surveillance des lieux avait dit être absent au moment où le vol avait été commis, Albert Mbida s'étonne cette fois que ce dernier n'ait pas entendu de «bruit suspect», alors même qu'il se trouvait dans le bâtiment. «Je ne l'accuse pas, je m'interroge seulement», se défend-il.
Selon M. Mbida, depuis deux mois, la garde des locaux est désormais assurée de jour comme de nuit les week-ends par les gardiens. Mais, le plus paradoxal dans cette histoire, et qui le fait sourire, c'est que ce nouveau cambriolage a été perpétré le jour même où il «narguait» - selon son expression- les présumés malfrats qui sévissent dans les ministères et administrations publiques sur le plateau de l'émission «Scène de presse» sur la Crtv télé. «Je vais à nouveau déposer une plainte contre X après-demain (ce mercredi, Ndlr) et envoyer un compte-rendu à ma hiérarchie qui a été verbalement informée du cambriolage de mon bureau», confie Albert Mbida.