Comment PY Lord m’a sauvé la vie

Publié le 03 novembre 2010 par Dateurenserie

Elle est assise dans ses marches et moi je suis devant elle, debout. J’ai la main dans la poche et je joue avec mes clés. Je me tiens à une bonne distance d’elle. Je ne suis pas dans sa bulle et ni elle dans la mienne. C’est froid.

Mais pourtant, elle parle. Je veux partir. Je sens aussi qu’elle s’ennuie avec moi donc je ne devrais pas m’en faire de lui dire que je ne rentrerai pas chez elle. Mais au cas où elle aurait aimé ça, je ne veux pas lui faire de peine. Alors, j’attends le bon moment pour m’en aller. J’ai pensé lui faire conter jusqu’à dix les yeux fermés mais, non. Ce n’est pas fin.

Au départ, nous étions supposés aller prendre un verre au Miss Villeray et se faire ensuite une raclette et boire du vin rouge. Le plan tout indiqué pour les rapprochements. Ça devait cliquer ça ne pouvait en être autrement. Ça allait bien pourtant sur Monclasseur. Et on rigolait bien dans nos textos.

Nous avons marché jusqu’au cabaret à quelques minutes de marche. J’étais déjà tanné. Je parlais, je posais des questions mais, je ne recevais que des réponses fermées auxquelles il est impossible de relancer. C’est aussi pire que quelqu’un qui ne répond qu’avec un LOL sur MSN. On ne peut rien faire contre ça. Sinon poser une autre question. Après cinq on s’écoeure.

Nous n’avons pris qu’une bière chacune. J’aurais pris une pinte mais, comme elle a choisi un verre il était évident qu’elle avait déjà hâte de partir. Un maigre vingt minutes. J’ai même payé pour elle. Quel idiot.

- J’ai pas très faim, on fait le tour du parc?
- Ok…

Après cette marche, nous sommes repassés devant chez elle. Elle s’est assise, je suis resté debout. Pendant un bon quinze minutes.

- Bon on fait qu’on fait, que je lui ai dit en souhaitant un refus. On ne jasera pas sur le portique toute la soirée.
- Tu peux venir, mais j’écoute Occupation double à 8h30.
- Ah ben tu sais… je n’aime pas vraiment ça moi, OD, je vais rentrer chez moi.
- Ok.

Pas de déception. Rien. On aurait même dit du soulagement. On ne s’est jamais redonné de nouvelles par la suite.

Et c’est comme ça que cette émission insipide m’a sorti d’embarras!

D.