Etat chronique de poésie 1049

Publié le 06 novembre 2010 par Xavierlaine081

1049 

Si long silence qui fut le nôtre 

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Nous avions parcouru en lent chemin 

De nuits en nuits parsemées d’étoile 

. 

Nos rêves bordés de doux soupirs 

Nous attendions la levée du jour 

Comme levée d’écrou 

. 

Fenêtres ouvertes 

Incertains de ce nous réserve notre destin 

Nous respirions un air de liberté rare 

. 

Si parfois nos épaules fléchissaient sous le poids 

C’est que nos solitudes bâillaient d’ennui 

Aux portes d’usines 

Derrière les grilles de ces bagnes modernes 

Qui refusent de dire leur nom 

* 

Nous avons rompu la glace de nos soumissions 

Nous sommes frayés un sentier de libre pensée 

Parmi les écueils d’un temps voué aux sordides calculs 

. 

Dès lors que notre souffle s’accorde à la liberté du temps 

Nous voici debout 

Dans la fabrique d’une histoire 

Qui se fait nôtre 

Chaque instant un peu plus 

. 

Manosque, 14 octobre 2010 

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