Etat chronique de poésie 1052

Publié le 09 novembre 2010 par Xavierlaine081

1052 

J’ai écrit à l’encre rouge sur les nuées opaques 

Ton nom de code barré d’un soupir d’aise 

. 

Nous savions la rencontre improbable 

Tant la prudence nous imposait de marcher 

A l’ombre où se dessinait nos rêves fous 

* 

Je t’ai attendue et tu es venue 

Descendue d’une lune blafarde 

Entre deux rais de lumière étoilées 

Telle une goutte de rosée 

Perlant au front des brumes matinales 

. 

Tes doigts accrochent à ma boutonnière 

Une décoration d’avenir

Un zeste d’espérance 

Un mouchoir dans ma poche 

Pour éponger mon front luisant 

D’émotions trop longtemps retenues 

* 

Ce que nous avons à construire à nom de ville et d’eau 

Sertie de jardins où cacher nos ultimes misères 

. 

Un bassin de soupirs 

En maintient la verdure 

Et l’automne ne vient à bout de nos feuillages 

* 

Nos mains cueillent les fruits 

Nous avions tant attendu 

Rêvé 

. 

Rêvé 

* 

Nous marchons solitaires 

Notre pas décidé 

Porte les germes de nos lendemains 

. 

Nous ne savons quoi dire 

Quelle parole proclamer 

Qui nous rende à notre humanité primitive 

. 

Long songe qui nous traverse 

Comme le temps 

* 

Nous savons simplement 

Ce dont nous ne voulons plus 

. 

C’est raison suffisante 

A tous nos débordements 

. 

Nous sommes la tempête 

Et le sable 

. 

Nulle digue pour arrêter notre vent 

. 

Il a le parfum de notre dignité retrouvée 

. 

Manosque, 18 octobre 2010 

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