Protestations météorologiques d'un samedi matin ordinaire

Publié le 12 janvier 2008 par Melimelo

La joyeuse (*ironie*) surprise de 8 heures ce matin...

Tout d'abord, je vous replace le contexte de ce samedi ordinaire :
La motivation pour se rendre aux archives dans la courte fenêtre d'ouverture de 8h45 à 11h45 un samedi matin est déjà quelque chose de très fragile, qu'il convient de préserver, de soigner tout le long de la semaine précédente. Affronter un trajet de plus d'une demi-heure, dont un bon quart d'heure à pied, juste pour arriver à bosser, disons, 2h30 de façon effective, n'est pas toujours des plus évidents.

Mais, ce matin, je venais d'arnacher de tout mes bagages électroniques nécessaires, m'apprêtant à partir, et j'ai soudain eu l'idée d'entrouvir mon rideau, histoire d'évaluer l'étendue du déluge pluvieux que je pressentais devoir affronter. La journée descendit soudain d'un nouveau cran en terme de noirceur climatique, car je découvrir cette vue du haut de mon appartement :

Cerveau semi-embrumé, en cours de cafféinisation, marquant un temps d'arrêt :
Kezako ?

Je proteste !
Je veux bien essayer de faire preuve d'esprit festif et écarter masquer mon chagrin lorsque ce manteau blanc recouvre ma ville au cours du mois de décembre. Esprit de Noël, es-tu là ?
Mais nous sommes en pleine période où toute cette effervescence est retombée, soignant notre déprime en achevant notre compte en banque. Onze nouveaux mois s'ouvrent à nous sans la perspective de ces hypothétiques joies glacées. Et aucune envie d'embrasser un esprit hivernal pernicieux qui s'insinue partout.


Qui plus est. En plus de ne pas être invitée, le moins du monde, ce serait quand même de prévenir avant d'arriver !
Le gentil présentateur météo n'a même pas mentionné cette possibilité quand je l'écoutais d'une vague oreille dix minutes auparavant.
Le choc psychologique aurait été anticipé et travaillé. 

Et puis, vraiment, il fallait absolument que ce soit un samedi matin ?
Ne pas réserver ce genre de surprise à une pauvre étudiante qui va devoir crapahuter sous un mélange pluie/neige continuant de s'abattre, imperturbable, sur la ville, tout en jouant les équilibristes maladroites sur des trottoirs verglacés où -évidemment- personne n'est passé avant à cette heure-ci, un samedi matin sur le campus. Le tout en tentant -prioritairement- de sauver des eaux son ordinateur portable, son appareil photo numérique et tout un tas de babioles au degré d'utilités divers et autres câbles électroniques nécessaires, qui constituent l'équipement minimum d'une excursion aux archives.