Test de Quantum Theory

Publié le 12 janvier 2011 par Axime

C'est d'la mayrde bébé

Après avoir surfé sur la vague du succès avec Dead or Alive et Ninja Gaiden, Tecmo tente de s'immiscer discrètement dans le monde très occidental du Third Person Shooter qui tâche. Le pari est osé, mais l'on pouvait espérer tout de même que le développeur réussisse un tube surprenant. Cependant, à ne pas vouloir mettre de Wax pour une glisse parfaite sur une déferlante de douze mètres, Tecmo s'est ramassé dans les grandes largeurs et ne risque pas de réessayer de si tôt au genre qui nous a apporté Gears of War.
Difficile en effet de trouver un quelconque intérêt à cette production qui n'arrive à surnager dans aucun des critères qui peut faire d'un jeu vidéo un petit bijou. Le scénario est affligeant de pauvreté et symbolise là tout l'amour qui a été mis dans Quantum Theory. Vous incarnez Syd, un homme super balèze mais beaucoup moins classe qu'un Marcus Fenix, qui va tenter de détruire de vilaines tours aux origines inconnues qui répandent un virus mortel pour les pauvres humains aux alentours. Il croisera en chemin une entité de cette tour représentée sous une forme féminine qui aurait pu être aguichante si le chara-design n'était pas tout droit sorti de l'imagination d'un gothique de quinze ans. Filena, c'est son nom, fera donc équipe avec vous et vous aidera dans votre périple, même si des divergences d'opinion et d'objectifs ne tarderont pas à pointer le bout de leur string. En plus d'être d'une superficialité affligeante, ce scénario se paye même le luxe d'être extrêmement mal mis en scène par le biais de vidéos réalisées par un aveugle. On oubliera donc très rapidement ce point franchement pas en la faveur du jeu, pour se concentrer sur ce qui fait qu'un TPS nous offre des doses de fun à tous les instants : le gameplay et l'action.


Là également, Tecmo ne semble pas s'être embarrassé, copiant joyeusement le titre d'Epic sans jamais parvenir à en capter une once de son essence. Syd passera donc la plupart de son temps à courir se planquer derrière un mur avant de vider un chargeur sur ses ennemis. Cependant, le héros est d'une lenteur exaspérante et l'on en vient à retrouver des défauts que l'on pensait enterrés depuis de nombreuses années. La visée est catastrophique, le recul sur les armes est tellement important qu'il en devient ridicule et l'on est obligé de compter sur la visée automatique pour réussir à venir à bout des ennemis dans un délai raisonnable. Les grenades sont absentes de l'inventaire, sauf par le biais d'une arme qui prend une place parmi les trois que vous pouvez transporter. Enfin, ce n'est pas l'arrivée de Filena qui viendra dynamiser un gameplay tout simplement raté. Vous pouvez interagir avec cette dernière afin de la lancer sur vos adversaires et de les tuer ainsi plus facilement. Le problème est que d'une part ces phases n'apportent rien à cette maniabilité d'un autre monde, et que le ressenti lors des envois de la fille est à peu près le même que si l'on jetait une boulette de papier.


Pour terminer cette virée en enfer, Quantum Theory est moche. On a perpétuellement l'impression d'être retourné à la génération précédente tant les textures sont grossières et les animations ratées. Comme si cela n'était pas assez, la direction artistique générale est à la hauteur du reste et l'on passe les quelques heures en compagnie de Syd avec un sac poubelle à côté de peur de vomir devant tant d'horreur. Votre progression vous laissera une légère impression de tourner en rond, puisque toutes les salles que vous traversez se ressemblent. Les ennemis sont grotesques et ont plus l'air de bouffons que d'effrayants zombies. Il n'y a donc rien à sauver de ce jeu, si ce n'est une durée de vie dans la moyenne du genre, puisque l'aventure vous prendra environ huit heures, à condition bien entendu que vous ne mangiez pas la galette de rage.

Note finale
2 / 10
On a beau essayer de lui trouver un intérêt, Quantum Theory n'en a aucun. Entre une technique dépassé, une direction artistique qui donne aussi mal au ventre qu'une indigestion de big mac, un gameplay qui vous fera perdre vos mains, Tecmo nous sort ici l'un des jeux les plus mauvais de l'année. On préfèrera donc rester en compagnie de Marcus et des Locustes en attendant le troisième épisode de Gears of War.
On a aimé

Arrêter de jouer

On n'a pas aimé

Le gameplay
La direction artistique
Le reste aussi

On s'en tape

De l'histoire

Par melkor Aujourd'hui à 04h37
  • khan Un pote a testé devant moi la démo... ça nous a fait pleurer... il y a 58 minutes
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Quantum Theory

  • 360
  • Genres : Action
  • Sortie FR : 24 septembre 2010
  • Meilleur prix (neuf) : 36,57 EUR
Note
(2 votes)
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