Etat chronique de poésie 1108

Publié le 17 janvier 2011 par Xavierlaine081

1108 

J’ai ouvert les portes du cœur 

Mon navire a pris l’eau 

Point assez d’écopes 

Pour en vider les cales 

. 

Bras ouverts 

J’ai donné ma chaleur 

A ceux qui en manquaient 

Me suis trouvé nu 

Sous froide bise 

. 

Nul n’est venu 

* 

Battant entrouvert 

Vous entrez 

Prenez ici votre aise 

Prenez soin de fermer le loquet 

Pour que nul ne vienne 

Partager la pitance offerte

. 

Aux vitres brisées 

Les nuées de rapaces 

. 

Aux charpies de nos vies 

Le grand condor veille 

* 

Me voici 

Juste vêtu d’une écharpe de fortune 

Plus rien à donner 

Que peau sur les os 

. 

Toi 

Toi tu me regardes 

Ta flamme qui brûle 

Me pénètre et me vrille 

En la vie qui s’échappe 

. 

Qu’est le message 

Sur la page vide 

. 

Qu’est cette voix 

Aux étoiles glacées 

Lancée sans espérance 

* 

Sur des paliers désertés 

Tu déposes une gerbe 

Ultime touche de couleur 

Au tableau gris des jours

. 

D’amour ton fleuve s’est tari 

Une fois tout donné de ses eaux fraîches 

La source attend la pluie 

* 

Tu ne peux tout prendre 

Sans rien laisser 

. 

Manosque, 18 décembre 2010

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