Etat chronique de poésie 1117

Publié le 27 janvier 2011 par Xavierlaine081

1117 

Tu avances masquée, vole de tes ailes 

Au dessus de mon ciel. 

. 

Te voilà attentive

. 

Nos mots échangés sont baumes 

Aux plaies que nous infligent les jours 

. 

Nous savons la rencontre improbable 

. 

Nos poèmes franchissent les mers 

Accostent aux ports tant torturés de sombres violences 

Nous voici réunis à l’ombre d’un grand cèdre 

Khalil Gibran nous offre son hospitalité 

Aux montagnes où sa méditation prend souffle 

. 

L’acte d’écriture jaillit de nos meurtrissures 

Il n’est pas de remède à cette folie 

Car c’est d’amour que devrait se tisser le monde 

Non de monnaies et de sinistres avidités 

* 

Ma main tendue dans le noir 

Les étoiles sourient 

Te voilà 

Resplendissante 

A l’orée de ces heures 

De sèche blessure

. 

De quoi seront faits nos lendemains 

Nous importe peu

. 

Nous sommes du temps présent 

L’alpha et l’oméga

. 

Manosque, 28 décembre 2010

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